BLOG D'UN VIERZONNAIS





mercredi 6 novembre 2013

CARROY & SAINT-ELOI

Ça pourrait commencer comme une histoire drôle : “L’usine CARROY et l’église Saint-Eloi sont dans un bateau, les deux tombent à l’eau. Qui la Municipalité de Nicolas SANSU sauve-t-elle ?”.

CARROY est la dernière entreprise vierzonnaise produisant et vendant du matériel pour espaces verts à Vierzon. Reprise il y a quelques années par Patrick DUBOIS et sa femme, avec l’entreprise luroise REIXIT, elle emploie aujourd’hui 55 salariés. Volontaire, ambitieux, son patron s’efforce de la développer. Pour cela, il a, entre autres, besoin de place. Il aura aussi besoin de salariés. 25 dans les cinq années à venir, selon ses prévisions. Après de nombreuses réunions, promesses, illusions, CARROY va s’en aller. A Châteauroux. Avec ses 55 employés. Et les 25 à venir.


Saint-Eloi est l’une des cinq églises de Vierzon, avec Notre-Dame, Saint-Jean-Baptiste, au Bourgneuf, Saint-Célestin, aujourd’hui fermée, à Saint-Martin, et Saint-Joseph, aux Forges. La pratique de la religion catholique étant en recul, tout comme les finances du Diocèse, ce dernier a mis en vente l’église Saint-Eloi. Jusqu’ici, rien d’anormal. Quelques catholiques s’indignent mais aucun n’est prêt à mettre la main à la poche. Puis, une rumeur court… Des musulmans rachèteraient l’église pour en faire une mosquée… Pourquoi pas ? Une obscure association, la Confrérie de Saint-Eloi, se pose en sauveur ( ?) face aux Sarrazins. Le Diocèse demeure silencieux. Mais cette affaire privée devient publique. Et Nicolas SANSU décide de la clore en faisant valoir le droit de préemption de la Ville et achète le bâtiment. Sans aucun projet précis.
 
Au final, Vierzon perd une entreprise de 55 salariés, des emplois potentiels (les 25 à venir) et les emplois induits (sous-traitants locaux, commerçants, …) et gagne un local désacralisé dont elle ne sait que faire. Pour 170 000 €. Hors travaux futurs.

Une usine et une église tombent à l’eau, qui boit la tasse ? Les vierzonnais…

Vivement mars 2014.

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