BLOG D'UN VIERZONNAIS





lundi 31 octobre 2016

VIVRE – Acte 1

Nos petits commerces se vident, meurent, disparaissent. Avec leur disparition, les villages deviennent des villages dortoirs, dépendant des grandes villes les plus proches, des villages de retraités, des villages de vacances, des villages abandonnés... Le phénomène, essentiellement rural, s’étend désormais aux petites villes, comme Vierzon, demain à de plus grandes...
 
La faute à qui ? A nous, aux élus locaux, aux décideurs politiques nationaux.

JE NE VEUX PAS ÊTRE MÉCHANT MAIS... RÉFLEXION SUR L’ÉDITORIAL DE NICOLAS SANSU PARU DANS LE N° 37 DU JOURNAL DE PROPAGANDE “À VIERZON”.

Je ne veux pas être méchant mais je m’interroge sur la santé mentale la vision de Nicolas SANSU sur sa gestion municipale. Bon, d’accord avec lui, il faisait beau à Vierzon fin octobre. D’accord avec lui, les cygnes s’égayaient, les oiseaux chantaient, les enfants jouaient et les Bisounours illustrent quelques livres pour marmot. Mais de là à y voir qu’il s’agit de “l’alchimie d’une ville qui vit et se construit”, il n’y a que lui et ses aficionados pour y croire. Personnellement (et je ne fais pas partie de ceux qui peignent tout en noir puisque j’ai investi et vis à Vierzon), je vois beaucoup de chômage (N.D.L.A. : il faut dire que mon métier ne m’aide pas à en voir moins, voire plus), d’entreprises en difficulté, de friches promises à un grand avenir toujours désespérément vides, de maisons fermées, de locaux commerciaux vacants, à vendre ou en voie de ruine, d’animations réduites à presque rien, ...

Noir, c'est noir,
il n'y a plus d'espoir...
Je ne veux pas être méchant mais, pour reprendre Sénèque et, ici, Nicolas SANSU, “Ce n’est pas parce que c’est difficile que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas que c’est difficile” et qu’il conclue avec un péremptoire “Nous, pour Vierzon, nous osons !”, je ne saurai que trop lui répondre “C’est pas trop tôt !”. Parce que, jusqu’ici, nous n’avons pas vu grand chose, à part un rond point non fini au carrefour de la Croix Blanche, un parking réduit place de la Halle au Blé et des concerts estivaux au public estimé à 8 000 personnes par la police, 16 000 par la C.G.T. et 160 000 par l’élu à la culture (NDLA : j’exagère mais ses assertions ne reposant sur rien, je ne peux qu’en faire de même).
 
Je ne veux pas être méchant mais à son “optimisme de la volonté”, j’y vois surtout sa “volonté d’être optimiste”.
 
Je ne veux pas être méchant mais Nicolas SANSU a du écrire cet éditorial un soir de déprime. Ce n’est jamais bon, sauf s’il veut écrire un drame. Il aurait mieux fait d’aller noyer ses chagrins en amicale compagnie autour de divins breuvages (*).
 
(*) Je sais que l’abus d’alcool est dangereux mais je ne lui demande pas de prendre la route ensuite. On peut s’opposer à quelqu’un sans vouloir sa mort pour autant.

dimanche 23 octobre 2016

VOTER AUX PRIMAIRES

Petit exercice de démocratie censitaire (N.D.L.A. : le cens était un impôt seigneurial, repris en France au XIXème siècle en permettant le vote à ceux qui payaient des impôts) : voter aux primaires. De droite comme de gauche (N.D.L.A. : à ma connaissance, rien n’était demandé pour le 1er tour du vote écologiste). J’irais voter au deux.
 
Pourquoi aller voter aux deux ? Parce que, quelque part, c’est donner un choix supplémentaire au peuple, même s’il n’est pas inscrit dans notre Constitution, même si, du fait de son obligation de payer, il ne sera que peu représentatif pour l’ensemble de notre communauté. Parce que cela nous permet d’orienter quelque peu les choix des programmes de chacun des candidats, encore que je préfèrerais plutôt voter un programme qu’un homme (ou une femme). Parce que cela nous permet de choisir la personnalité chargée de porter notre avenir, même si je ne suis pas certain de trouver la bonne adéquation entre le candidat élu et le programme préféré. Parce que les différentes embûches créées par nos “élus” ne permettent pas l’apparition démocratique (N.D.LA. : permettant le choix plein et entier du peuple) de nouvelles idées, de nouveaux moyens de les mettre en oeuvre et de nouvelles personnes pour les représenter et les appliquer.
 
Pour les primaires de droite, l’on demandera à chaque votant de signer une “charte d’adhésion aux valeurs de droite” ? Qu’à cela ne tienne, je le ferai comme je le ferai si l’on me le demande pour les primaires de gauche, ne croyant pas que les concepts de liberté soient l’apanage de la droite et de solidarité de la gauche. Puis, être de droite ou de gauche, qu’est-ce que cela signifie ? Rien. Seules les idées et le candidat m’intéressent, seules l’oeuvre et l’artisan m’intéressent.
 
Les esprits chagrins me rétorqueront que des militants de gauche iront influer les votes de la droite. Mais il y en aura tout autant qui voteront comme moi et je suis certain que des militants de droite en feront pareillement pour les primaires de gauche. Match nul.
 
Maintenant, est-ce que cela permettra qu’émerge un candidat fédérateur et compétent, gage d’un meilleur avenir ? Seul l’avenir nous le dira... Et encore...

samedi 22 octobre 2016

AVIS MORTUAIRE : U.D.I.

Décidemment, je n’ai pas fait les bons choix politiques : je suis déçu de mes engagements.
 
Les démocrates sont au regret de vous annoncer
le suicide de l'U.D.I. le 12 octobre 2016
R.I.P.
J’ai cru et je crois encore dans l’essentiel des idées développées par François BAYROU et le MoDem mais les choix d’alliance ou d’allégeance du premier et le management, surtout local et départemental, du second m’ont conduit à quitter le mouvement.
J’ai rejoint l’Alliance Centriste de Jean ARTHUIS, par là-même l’U.D.I. Une fois encore, les atermoiements du président de l’U.D.I., puis ses choix d’alliance politique, entérinés par ses élus à l’encontre de ses adhérents, suivent ceux de François BAYROU. L’U.D.I. n’est plus, au mieux, qu’une excroissance des Républicains, au pire, son succédané. Donc rien ou pas grand chose.
 
Les idées créent un parti, une personnalité créé son représentant. Quand les premières sont oubliées, le parti n’a plus de raison d’être. Quand le second n’est pas capable ou ne veut pas, par stratégie oiseuse ou par manque de courage, le représenter, autant que le premier n’existe plus. L’U.D.I., en se ralliant à Alain JUPPÉ, nonobstant ses idées et sa personnalité, a signé son arrêt de mort, son suicide. LU.D.I. a vécu. R.I.P.

dimanche 16 octobre 2016

L’INFORMATION FAIT-ELLE LE BONHEUR ?

Les articles que je classe dans la série “Un peu de moi” n’ont aucune connotation politique. Ils appartiennent tout simplement à aucune autre catégorie de ce blog ou d’un autre que j’ai pu animer ou anime encore et à aucun projet. Ou tout au moins celui-ci n’est-il pas encore né. C’est juste un besoin de témoigner. D’écrire.
 
Un peu de philosophie ne nuit à personne, même si ce court article relève plus de la philosophie de cuisine ou de comptoir que de la philosophie de Kant et autres grands penseurs ou intronisés comme tels. Mais, que voulez-vous, mes penseurs relèvent plus de Frédéric DARD, Pierre DESPROGES, Jean-Jacques GOLDMAN ou Michel AUDIARD que de Friedrich NIETZSCHE, Pierre DESCARTES, Jean-Jacques ROUSSEAU ou Michel DE MONTAIGNE.
 
Je randonne. Donc je marche. Donc je pense (quand on marche, à part se préoccuper de mettre un pied devant l’autre et regarder le paysage, on n’a pas grand chose à faire d’autre). Donc je suis. Enfin, j’étais avant et serai encore demain si Dieu me prête vie (vous pouvez remplacer Dieu par quelqu’un d’autre ou autre chose, ça ne m’offusquera pas, mes croyances religieuses ne relevant que de moi). Donc comme je suis, que je pense, que je marche et que je randonne, je me suis longtemps interrogé, un jour de pluie en suivant le sentier côtier de Bretagne, entre Landévennec et Lanvéoc, lançant lentement un œil sur la mer en tirant la langue et espérant la lande, me languissant d’un lit après une bonne lampée de soupe (redondance pauvre de cette syllabe de trois lettres). Sur quoi ? Sur ce sujet digne du baccalauréat : l’information fait-elle le bonheur ?
 
Je ne vais pas traiter cet intéressant sujet propice à me créer une migraine si je le fais comme un philosophe. Encore moins comme un professeur débutant en milieu hostile ou comme un vieil enseignant désabusé en fin de carrière devant un parterre de boutonneux, plus souvent intéressés par une nouvelle application sur leur Smartphone que de leur avenir. Je vais juste le faire comme un randonneur. Comme un homme. Ou une femme si j’avais compté au rang de nos soeurs, mères, copines, amantes, maitresses, ...
 
Il y a longtemps, dans un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître et que les lobotomisés du cerveau ont oublié, internet n’existait pas. Si, si : il y a eu un début. Le minitel, par exemple, avec ses 3615 code “Ulla” ou “Kinenveu”. Il y a même eu un temps où la télévision était en noir et blanc (chez mes grands-parents et dans beaucoup de familles, françaises ou non), avec trois chaines seulement et une fin des programmes avant minuit. Une fin que je ne voyais pas puisque cela m’était interdit : trop jeune. Ce que je niais à l’époque mais pas mes parents ou mes grands-parents. En ce temps là, l’information se résumait au journal de 20 heures à la télévision et les infos à la radio. Pour les journaux, j’ai longtemps cru qu’ils servaient juste à emballer les épluchures de ma grand-mère ou à alimenter le tiercé de mon grand-père. J’oubliais un grand rendez-vous, celui du mardi soir : “Les Dossiers de l’Ecran”. Pas pour le débat : trop tard. Et pas intéressant pour moi. Mais pour le film. Puis les radios se sont libérées, la télévision s’est multipliée en de multiples chaines et internet est apparu... D’un coup, l’information a... explosée ! Fin des années 80, en un temps (bis repetitae de l’expression) où une jeune femme pouvait se dénuder à la télévision à une heure de grande écoute sans provoquer un tollé d’injures, un débat à l’Assemblée Nationale ou, pire encore, des bombes ou l’autocensure, je suis devenu animateur de radio (Radio Birette, la Radio du Pays, sur le 97.6 de la bande FM berrichonne) et j’ai découvert les dépêches de l’AFP (Agence Française de Presse), avec leur flot d’informations fades, sans interprétations, explications, compassions, génuflexions. L’avantage était cette froideur. Pas de sentiment. Maintenant, on en met partout. Normal : nous sommes humains. Il nous faut croire, s’indigner, pleurer, rugir, hurler, applaudir. Vivre. Mais le sentiment fausse l’interprétation. Sans compter que celui qui nous la transmet la modifie lui-même, même sans le vouloir. Ou en le voulant... Voilà l’ennemi : nos sentiments et ceux de celui qui nous informe.
Prenez un exemple : la photo d’un enfant syrien sur une plage grecque. Au départ, on a juste un constat : le corps d’un enfant sur une plage, face contre terre. On apprend plus tard qu’il s’agit de celui d’un petit migrant syrien mort noyé, rejeté sur une plage grecque. Puis tout s’enchaîne. On cherche les parents. On veut connaître son histoire, à défaut l’inventer. Sans compter que l’on peut se tromper. Que l’informateur, même à son insu, comme Richard VIRENQUE, à l’insu de son plein gré, peut se tromper. Puis cet informateur, journaliste ou pas, donc formé ou pas aux dangers de l’information, raconte l’histoire. Avec son savoir, sa culture, ses idées, ses croyances, ses peurs, ses convictions. Il y a quelques années existait un programme télévisuel appelé “No comment” : des images sans commentaire que l’on recevait en zappant. Un autre dans le même ordre laissait les “acteurs” de la scène raconter eux-mêmes ce qu’ils voyaient, pensaient, vivaient. Le premier nous semblait fade. Le second presqu’autant, avec le son en plus. Par certains côtés, nous nous regardions. Il nous faut un commentaire. Des explications. Du rêve. Des sentiments... Cela étant, me diriez-vous, ces derniers peuvent être heureux. Oui. Mais dans ce cas là, on se regarde les tribulations de Bridget Jones ou d’Amélie Poulain. Notre condition veut autre chose : elle veut que nous constations par nous-mêmes, même si on nous manipule, consciemment ou inconsciemment, que nous ne sommes peut-être pas heureux mais que d’autres le sont encore moins. Parfois, je me demande même si les pouvoirs en place ne cultivent pas cela, si chaque strate de la population, du plus haut au plus petit d’entre nous, ne s’emploie pas à le cultiver dans la strate inférieure. Pas réjouissant. Pessimiste ? “Les gens heureux n’ont pas d’histoire”, écrivait un auteur dont j’ai oublié le nom. Comment lui donner tort ? Vous vous voyez regarder un film ou lire un livre dans le lequel le héros rencontre l’héroïne, qu’ils s’aiment, s’épousent, ont des enfants, font construire une maison après que chacun ait rapidement trouvé un emploi, ont un chien et dont le seul malheur fut d’arriver en retard à l’école un matin d’avril ? Horreur : on dirait un épisode de “La Petite maison dans la prairie” sur un scénario de Soeur Emmanuelle. Mais alors, sommes-nous condamnés à ne voir, entendre, lire que des informations malheureuses ? Je le crains. Surtout avec internet et les... algorithmes.
 
Les algorithmes. La dernière invention du monde de l’internet. Ou l’avant dernière. Ou celle d’avant, peu importe : je ne suis même pas sûr que le mot soit bon. Qu’est qu’un algorithme sur internet ? Le fait de vous adresser des propositions évidemment séduisantes et coûteuses après que vous ayez créé une première recherche. Pour exemple : j’aime les chats et, plus généralement, les animaux et suis adhérent passif mais payant de trois associations en lien avec le monde animal. Sans compter les nombreuses pétitions que je signe sur le sujet sur internet. Depuis, je reçois plusieurs fois par jour des informations sur le sujet sur ma page Facebook et sur mon courriel personnel. Autre exemple : les soirs de spleen, je m’amuse à chercher un château à vendre en Auvergne, en Bretagne ou en Dauphiné, évidemment à moins de 100 000 €uros, voire encore à moins selon travaux. Je sais, ça n’existe pas mais j’ai le droit de rêver, non ? Immanquablement, pendant quelques jours, j’aurais sur mes adresses des propositions de châteaux, voire de maisons et d’appartements. Mais alors, me direz-vous (si, si : je vous entends), pourquoi ne cherches-tu pas des informations plaisantes susceptibles de t’apporter du bonheur ? Une idée pertinente (je sais que j’ai des lecteurs intelligents). Je vais essayer.
Mais quand je vais allumer ma radio ou mon poste de télévision ? Surtout pour les informations. Je vais y entendre et voir les mêmes horreurs... Dans les journaux et sur internet, je vais y lire les mêmes malheurs. C’est sans doute par rejet de tout cela que j’ai monté une entreprise et me suis lancé en politique : le souci de vouloir faire mieux que mes frères et soeurs du passé et du présent pour un meilleur avenir. J’en connais qui voudraient bien que cela cesse pour l’une ou l’autre, voire les deux. Rien de plus facile : il m’achète l’une et je pars vivre l’autre ailleurs. Mais je n’en suis pas encore là. Pas encore... Ce qui est certain est qu’il arrivera un temps où, par souci de bonheur, je vivrai comme une autruche, ne lisant plus que des livres et des bandes dessinées plaisantes, qui finissent bien, regardant des films heureux, écoutant des émissions joyeuses et fuyant les informations, fuyant une information qui n’amène que le malheur...

 

samedi 15 octobre 2016

TRAVAILLEURS DÉTACHÉS : ENFIN !

Que cela a mis du temps ! Que cela illustre bien le fossé croissant de nos “élus”, élus avec de moins en moins de voix par rapport à l’ensemble de notre population eu égard au nombre potentiel de votants en droit, et nous, le peuple (je vous rappelle que le député Nicolas SANSU a été élu avec moins de 14% des votants de la circonscription qu’il est sensé représenter, suite au désistement de sa partenaire Agnès SINSOULIER-BIGOT, expliquant une nouvelle fois pourquoi j’estime qu’il a été nommé par François HOLLANDE, non élu) ! Le Conseil Régional du Centre – Val de Loire a voté contre le travail détaché.
 
Travailleur détaché = concurrence déloyale
Qu’est-ce qu’un travailleur détaché ? Un travailleur de l'Union Européenne travaillant à l’extérieur de son pays d’origine dans le respect des salaires et des conditions de travail du pays hôte (N.D.L.A. : ce qui reste a prouvé et est rarement vérifié) mais avec les charges sociales du pays d’origine. Compte-tenu de notre politique sociale en France, il va sans dire que la France est lésée ! Que nos travailleurs sont lésés ! Pourquoi ? Parce qu’elle créée immanquablement une situation de concurrence déloyale, particulièrement entre les grandes entreprises, plus à même de faire venir des salariés étrangers, et les petites et moyennes entreprises, employant pour la plupart des salariés locaux, avec la complicité, tacite mais certaine au mieux, des institutions publiques ou privées. Certains élus l’ont compris, contournant le droit en insérant une clause dans leurs appels d’offre appelée “clause Molière”, obligeant les entreprises y répondant a détacher sur le lieu de chantier des travailleurs parlant français, ne serait-ce que pour une raison de sécurité du personnel, à défaut à placer des interprètes, mais ils sont trop peu nombreux. J’ai personnellement pu le constater sur certains chantiers vierzonnais. Mais cela ne concerne souvent que le B.T.P., partie émergée de l’iceberg.
 
Le plus fort est la réponse du président du Conseil Régional, déclarant que 88% des chantiers et appels d’offres régionaux d’un montant supérieur à 25 000 € (N.D.L.A. : la très grande majorité des appels d’offre) sont confiés à des entreprises régionales. Je préciserai plus judicieusement à des entreprises ayant leur siège social ou... un bureau (ça réduit le nombre) en Région centre – Val de Loire. C’est peu. Trop peu. Et faux. Parce qu’un bureau, voire un siège social, ne garantit pas l’emploi de travailleurs locaux. Messieurs les “élus”, vous l’êtes pour quoi ? Pour servir notre communauté ou vous constituer une rente ? Cela étant, ce vote est déjà le bienvenu, même s’il ne s’agit que d’une intention.

dimanche 2 octobre 2016

TOUJOURS PLUS ?

Les articles que je classe dans la série “Un peu de moi” n’ont aucune connotation politique. Ils appartiennent tout simplement à aucune autre catégorie de ce blog ou d’un autre que j’ai pu animer ou anime encore et à aucun projet. Ou tout au moins celui-ci n’est-il pas encore né. C’est juste un besoin de témoigner. D’écrire.
 
 
Depuis que j’ai l’âge de raison, probablement avant, tout comme vous, tout comme nos prédécesseurs, nos ancêtres, j’ai entendu cette maxime, cet ordre : soit le meilleur. Meilleur que les autres. Meilleur que soi-même ? Et pourtant...
 
A l’école, même si, en théorie, les classements sont interdits, ils demeurent. C’est même la première tâche des délégués de classe : rédiger le classement des élèves. C’est même ce que chacun attend. Être un cancre n’est pas un drame, du moins l’est-il moins si un autre est plus cancre que soi. Et pourtant... Franchement, quelle est la différence entre celui qui a 14 sur 20 et celui qui a 12 sur 20 ? Deux points. Deux misérables petits points. Dus, peut-être, à une journée de méforme lors d’une dictée, une incompréhension sur une épreuve de mathématique, une préférence du professeur de français, un oubli sur une date d’histoire... J’aurai préféré et préfère encore une notation simple : A si la tâche est comprise et exécutée, B si elle est voie de compréhension ou de réalisation, C si elle est incomprise ou non réalisée. Ce serait plus constructif pour l’enfant, moins humiliant qu’un classement, surtout parce qu’une salle de classe n’est pas un match où ne doit sortir qu’un seul vainqueur. Tous les élèves doivent sortir vainqueurs : un instituteur ou un professeur n’a réussi sa mission que si l’ensemble de sa classe, de son équipe, sans qu’un seul ne manque, ait obtenu un “A”. Mon appréciation est si vraie qu’il n’existe pas de classement en entreprise. Imaginez-vous prendre un avion sans que le moindre boulon n’ait pas obtenu un “A” ? Non. Ou alors vous savez que votre voyage, votre vol, sera le dernier.
 
On ne juge pas en entreprise ? Si. En théorie, seule la qualité devrait être retenue. Mais ce n’est plus le seul critère aujourd’hui, si tant est qu’il l’ait été de par le passé, ce que je ne crois pas. En entreprise, nous sommes aussi dans le toujours plus. Les actionnaires veulent plus de dividendes, les salariés plus de salaire. Et surtout plus que le concurrent, même si son activité n’est pas la même, même si son marché n’est pas le même. Et surtout plus que le voisin, même si son métier n’est pas le même, même si ses conditions de travail ne sont pas les mêmes. Rien n’a changé depuis Montesquieu. Avant lui aussi, probablement. Nous voulons tous être en haut du tas de fumier, quitte, quelquefois, à dominer un champ de cadavres...
Pouvons-nous croitre à l’infini ? Plus je vieilli, plus cette lutte me parait vaine et pourtant j’y participe... Jusqu’à quand ? Pourquoi ? Pour quoi ? Pour qui ?
 
J’arriverai par l’ascenseur de 22h43 en provenance de Babylone... (*).
 
 
(*) Le 18ème lecteur qui trouve l’auteur de cette citation gagne un filet garni avec un bazooka dedans...

samedi 1 octobre 2016

PROMESSES OUBLIÉES...

En France, et peut-être dans toutes les démocraties, si vous prétendez être élu, il vous faut promettre. Un peu, beaucoup, intensément, à la folie, pas du tout. Un peu, vous n’êtes pas élu. Beaucoup, vous avez des chances de l’être. Intensément ou à la folie, vous perdez vos chances mais tout est une question de votre propre rôle d’acteur : si vous vous posez comme un visionnaire, vous avez des chances, si vous apparaissez comme un illuminé, vous avez perdu. Vous ne promettez rien ? Vous n’êtes pas élu.
Pour les électeurs, même si, à mon avis, ils sont l’amoureuse de la chanson de Jean-Jacques GOLDMAN interprétée par Patricia KAAS, “Il me dit que je suis belle”, ils ne croient pas aux promesses du candidat mais ils VEULENT les entendre. Aussi votent-ils pour le joli-coeur, pour le dragueur de supermarchés (“Il est sympa ! Et attirant ! Mais, mais, mais.... Mais méfiez-vous : c’est un truand !” *). Que celui-ci s’appelle SANSU, MELENCHON, LE PEN, SARKOZY ou Jack DE BEAUREGARD. Mais après tout, on a les élus que l’on mérite : HITLER est arrivé au pouvoir par les urnes...
 
Parmi les promesses du maire de Vierzon non tenues (et elles sont légion), je me souviens du champ solaire qui devait couvrir soit la Croix Moreau, non loin de l’île Bragard, ou une partie du Vieux Domaine, inconstructible pour cause de crue centennale. Promesse oubliée. Ou réorientée ? Etrange qu’ait été inauguré cette semaine “le premier champ solaire du Cher” sur la commune du versatile maire de Marmagne... Mais peut-être n’est-ce qu’une promesse reportée... Après les prochaines élections municipales, histoire de constituer le stock de promesses pour des électeurs crédules...
 
* “Le dragueur de supermarchés”, de Jacques DUTRONC, en 1975.
 
P.S. : que mes lecteurs me pardonnent de citer Jacques DUTRONC, Jean-Jacques GOLDMAN, Patricia KAAS ou les INCONNUS mais je les préfère à Albert CAMUS ou Jean-Paul SARTRE. Pas besoin d’être sérieux pour exprimer des idées sérieuses.