BLOG D'UN VIERZONNAIS





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dimanche 18 décembre 2016

QUI A TUÉ ALEP ?

“Ci-git Alep”. Cette une du journal Libération m’a marqué. Elle est simple. Précise. Accusatrice. Culpabilisatrice. Nous n’avons rien fait pour sauver Alep. La France, plus généralement l’Europe et le monde occidental, n’a rien fait. Nos politiques n’ont rien fait donc l’armée n’a rien fait. Aurions-nous pu ? J’en doute. Nos intellectuels n’ont rien fait donc d’éventuels courageux ou têtes brulées n’ont rien fait. A l’inverse de ce qui c’est passé en Espagne lors de la guerre civile, il n’y a pas eu de bataillon prêt à aller se battre en Syrie contre le pouvoir de Bachar al Assad. Aurions-nous dû ? Là se mêlent nos convictions républicaines, nos fois et nos aspirations. La réponse est donc personnelle. Pour ma part, je ne l’aurais pas fait. Une exception cependant : il y a eu un ensemble d’égarés parti se battre en Syrie contre le tyran de Damas : ceux qui ont rejoint DAESH. Sans comprendre le Coran, sans savoir que le Djihad se fait uniquement en soi. Qui est-on pour le faire contre autrui ? Dieu ? Allah ? Le blasphème est pire.
 
Nous sommes coupables de la destruction d’Alep. Mais pas seulement d’Alep. De tous les morts qui l’ont précédé et d’une grande partie de ceux qui suivront. Il y a quelques années, pour des raisons tant économiques, les plus réelles mais les moins avouables, que de foi démocrate, oubliant que la notion de “démocratie” est variable d’un pays à l’autre, voire d’un homme à l’autre, les “occidentaux” sont intervenus en Irak, en Libye, en Syrie, décidant de remodeler cette région selon nos intérêts et nos convictions. A mon sens, éliminer les tyrans qu’ont été Hussein ou Kadhafi et qu’est encore Bachar Al Assad est louable. Sauf que la liste des dictateurs est loin d’être close et que je ne crois pas que la moindre révolution puisse réussir dans chaque pays sans qu’elle vienne du peuple lui-même, qui plus est dans sa très grande majorité. En sus, aucune solution de succession dans chacun des pays où nous sommes intervenus n’a été réellement pensée. Ou alors rapidement, sur un coin de table, entre la poire et le fromage. Alors que faire ? Je ne sais pas mais ce qui est certain, c’est que nous en paierons l’addition pendant longtemps, avec l’immigration clandestine, les attentats, ... ou alors on débarque pacifiquement dans ces pays, on s’excuse, on reconstruit tout ce qui a été détruit, avec le pouvoir en place ou celui qui nous parait le plus fort, et on installe un régime de vie le plus acceptable possible. Je me demande si ce n’est pas ce qu’est en train de faire Poutine... Aux politiques et aux penseurs autoproclamés de se pencher sur la question.
 
“Ci-git Alep” : le testament n’en finit pas de s’ouvrir...

samedi 10 décembre 2016

IL AURAIT PU ÊTRE GRAND...

Bon, je n’ai pas voté pour lui. En 2012. Ni au premier tour, ni au second. Mais il a été élu. Je ne sais pas par qui, puisque la plupart des électeurs qui ont voté pour lui font preuve d’amnésie mais il a été élu. Ce président a nommé comme premier premier ministre un professeur d’allemand. Un professeur d’allemand qui se trompe même dans la traduction d’une phrase. Tout le reste sera à l’avenant. Il nommera ensuite un de ses anciens adversaires des primaires comme second premier ministre. L’homme parait plus dynamique mais qu’en conservera l’Histoire, quand le temps aura passé, que les passions se seront apaisées, que la raison reviendra ? Nul ne le sait encore, nous sommes encore à l’heure des expectatives... Puis, un soir, ce président prend une grande décision, une décision courageuse parce qu’elle va à l’encontre des travers humains, puisqu’elle va à l’encontre de l’ambition de chacun : il renonce à briguer un second mandat... Sans changer son équipe, il nomme un troisième premier ministre, un homme austère à la réputation professionnelle assise et reconnue par le plus grand nombre. Un espoir nait en moi... Un espoir vain mais un espoir quand même : j’ai cru que ce président, débarrassé de toute ambition mais tout de même promis à un avenir confortable, allait devenir grand, magnanime. Je me suis trompé.
 
Il aurait pu être grand ?
Deux faits pour corroborer mon jugement. Le premier est le refus d’une grâce totale de Jacqueline SAUVAGE (cf. mes articles “Jacqueline SAUVAGE : l’horreur judiciaire” et “J’comprends pas”), cette “dangereuse criminelle de 68 ans qui ne s’interroge pas assez sur son acte”, déjà victime d’une décision en demi-teinte de ce président (NDLA : une grâce “partielle”...).
Le second vient de tomber : après de multiples études économiques, écologiques, sociologiques, enquêtes à charge, à décharge, débats politiques, débats citoyens, votes, même référendum : le nouvel aéroport de Nantes, sous prétexte que quelques opportunistes, jusqu’ici vainqueurs dans une seule catégorie, celle de la victimisation, s’y opposent, ne se fera pas... Du moins pas sous ce mandat. Je vais y penser pour payer mes impôts : je suis opportunément contre, je ne paie pas alors le président qui aurait pu être grand ne fera rien... J’hésite entre la colère et la tristesse...
 
Il aurait pu être grand... Il a commencé à 3% (NDLA : sondages de 2012 pour les primaires socialistes), il termine à 3%. Son mandat aura été à l’image de ce chiffre : ridicule. Tournons la page. Et dire qu’il aurait pu être grand...

samedi 26 novembre 2016

J’COMPRENDS PAS...

Il y a quelques semaines, le 13 août dernier, je m’indignais de la condamnation de Jacqueline SAUVAGE, coupable d’avoir tué son bourreau, son mari pendant 47 ans. La justice, ou plutôt ceux qui sont censés la représenter, lui reprochant “de ne pas assez s’interroger sur son acte”, introduisant de la morale, par ailleurs douteuse, là où il ne devrait y avoir que des faits, lui ont, une nouvelle fois, refusé une liberté conditionnelle. Ces “insultes à la justice” (NDLA : j’assume mes dires, mes écrits) ont condamné une femme de 68 ans à 10 ans de prison après qu’elle ait vécu une vie de souffrances, tant physiques que morales ! A leur place, j’aurai honte ! D’ailleurs c’est impossible : je n’aurai jamais rendu un tel jugement si j'avais été à leur place !
 
 
Le plus cocasse, si j’ose l’écrire, est que cette décision a été rendue la veille de la journée contre la violence faite aux femmes. Comme si ces tartuffes avaient voulu faire un pied-de-nez à cette juste cause.
 
L’actualité est encore plus féroce : un autre tribunal condamnait une infanticide à 5 ans de prison, cinq années qu’elle ne fera sans doute pas avec le jeu des remises de peine. La vie d’une enfant vaut-elle moins que celle d’un bourreau ? J’comprends pas...

lundi 7 novembre 2016

MANIF’ POUR TOUS

Ce qu’il ya de bien, avec les élections, surtout si elles sont présidentielles ou législatives, c’est que des sujets de société reviennent régulièrement sur le devant de la scène. Récemment, on a eu droit au débat sur l’identité, toujours pas tranché d’ailleurs. Aujourd’hui, on a droit à celui portant sur la famille et le droit des homosexuels de se marier ou pas, d’avoir des enfants ou pas.
 
Au départ, j’étais plutôt contre. Plus exactement contre le mariage en lui-même. Républicain convaincu, j’ai toujours pensé que l’idée de mariage est anti-républicaine par nature. En effet, comment la République peut-elle accepter que deux personnes restreignent leur propre liberté volontairement, même par amour (et ce n’est peut-être pas toujours le cas) ? Bien entendu, elles peuvent revenir sur cette décision mais cela ne se fait sans frais pour ne retenir ici que l’aspect financier. Le seul mariage que j’accepte est religieux puisqu’il n’intéresse que ceux qui croient. Mais je ne vais pas me battre sur ce sujet là. Que chacun fasse ce qu’il veut en la matière. Fort de cette idée, je ne vois pas pourquoi on dénierait à des homosexuels le droit de se marier. Au même titre que pour des couples hétérosexuels, beaucoup le font pour des raisons fiscales et de protection de l’autre en cas de décès, même si ce ne sont pas forcément les premiers motifs.
 
L’adoption pourrait être un autre problème. Si le fait d’avoir des parents hétérosexuels était une garantie, un gage pour l’enfant d’être aimé et éduqué. Malheureusement, l’actualité regorge d’exemples de mauvais traitements et manquements dans l’éducation infligés à des enfants par leurs propres parents génétiques. Pour moi, un père ou une mère est celui ou celle qui aime et prépare l’enfant à vivre heureux dans notre monde. Que ce soit en même temps le géniteur et la génitrice de l’enfant n’a aucune importance. Une fois encore, je ne vois pas pourquoi on dénierait à des homosexuels le droit d’avoir des enfants, par adoption ou non.
 
Par adoption ou non... Troisième sujet de société propre au débat : pour ou contre la PMA (Procréation Médicalement Assistée : ici le don de sperme à des homosexuelles ou pas, en couple ou pas) et la GPA (Gestation Pour Autrui : ici le fait de porter un enfant pour des homosexuels ou pas, en couple ou pas). Une fois encore, de quoi nous mêlons-nous ? Une fois encore, est-ce que l’enfant sera moins bien aimé ou moins bien éduqué par des parents homosexuels ou pas, en couple ou pas ? Si une personne veut avoir un enfant, elle DOIT pouvoir le faire. Si elle ne peut l’avoir pas des voies naturelles, par choix ou par défaut, elle DOIT pouvoir le faire. En outre pour une somme raisonnable. Tout juste permettrais-je à l’Etat (et encore : l’Etat donne-t-il le droit à des couples traditionnels d’avoir ou pas un enfant ? Encore le permet-il en commercialisant des contraceptifs) de vérifier les compétences du ou des candidats à la parentalité. Et encore...
 
Ces sujets n’ont pas finis de nous diviser...

dimanche 6 novembre 2016

TRESSES AFRICAINES, CONSEIL & CAUTION

Lu dans la presse locale de ce jour (le 5 novembre 2016) : la condamnation d’une coiffeuse pratiquant la coiffure africaine à une amende de 1 000 €uros pour défaut de diplôme.
 
Peu importe le fond : le Tribunal Correctionnel de Bourges a condamné la commerçante sur la base de la Loi. Sauf que l’article ne nous dit pas la suite. L’amende ne donne pas le diplôme à la condamnée. A-t-elle le droit d’exercer ? Le fait-elle ?
 
Ce qui m’étonne et, pour moi, exonère en partie cette “coiffeuse” (peut-on la qualifier comme telle en l’absence de diplôme ?) est que, quand cette jeune femme s’est installée, qu’elle a déclaré son activité, les services concernés, le Centre des Formalités des Entreprises entre autres, n’aient pas vérifié cette obligation légale. N’y-a-t-il pas défaut de conseil ? N’y-a-t-il pas faute des services publics compétents qui acceptent les déclarations et l’argent de la candidate sans vérifier qu’elle répond aux obligations légales (sociales et fiscales en sus) afférentes ?
 
Je généralise mon propos à toutes les activités : à quelques très rares exceptions, personne ne vérifie les compétences techniques de tout candidat à la création ou à la reprise d’une entreprise. Personne ne vérifie non plus les compétences de gestion de ce même candidat. Les diplômes sont une preuve, l’expérience aussi mais sont-ils suffisants ? Je perçois ici une des causes de la disparition de plus de 50% des entreprises dans les 3 années suivant leur création. Une obligation légale de contrôle ne serait pas de trop.
 
J’irais plus loin encore. Il existe pour de rares activités (le travail temporaire et l’immobilier en font partie, le B.T.P. également en partie au travers de la garantie décennale) une obligation de caution financière, une assurance en cas de défaillance. Généralisée à TOUTES les entreprises, elle serait un gage de réussite, ne serait-ce en évitant que la défaillance d’une entreprise en entraine une autre par ricochet.

samedi 13 août 2016

Jacqueline SAUVAGE : L’HORREUR JUDICAIRE

Encore une décision judiciaire que la plupart de nos concitoyens, pour ne pas dire tous, ne comprend pas. Les faits sont pourtant simples : une femme battue, humiliée, presque réduite en esclavage, mère de quatre enfants tous abusés, dont l’un d’entre eux à mis fin à ses jours la veille du geste meurtrier, plus sûrement expiatoire, de sa mère, a tué son mari, son bourreau. Elle a été jugée, condamnée, jugée de nouveau, condamnée de nouveau, graciée, avec le soutien de plus de 400 000 de mes concitoyens, moi compris, par le Président de la République et un juge, sûrement vexé que le Peuple et son représentant suprême, même si je n’ai pas voté pour lui, aient osé remettre en cause la décision de l’un de ses pairs, a décidé de la maintenir en prison. Pourquoi ? Si j’en crois ce qu’en disent ses avocates qui ont lu le jugement : parce que Jacqueline SAUVAGE n’aurait pas fait acte de contrition (le Tribunal de d’Application des Peines, le même qui remet en liberté des psychopathes et autres terroristes sous prétexte qu’ils se sont amendés, reproche à Jacqueline SAUVAGE “de ne pas assez s’interroger sur son acte”, faisant rentrer la morale, plus certainement un seuil de morale qui, déjà, n’est pas le mien, dans une décision qui ne devrait être régit que par la Loi, non la Morale).
D’accord, elle a tué (son tortionnaire et celui de ses enfants). D’accord elle a tué ce dernier dans le dos. Mais celui-ci était son bourreau et celui de ses enfants depuis toujours, pour elle depuis 47 ans. Une vie.
 
 
Jacqueline SAUVAGE
J’ai toujours pensé que la prison a deux utilités pour le Peuple : punir le coupable d’un délit ou d’un crime et protéger la Nation de toute récidive. Pour ce qui est de la punition, je pense que 47 ans de punition est bien suffisant et sans rapport avec les condamnations des meurtriers routiers, qui déciment nos routes régulièrement, particulièrement les weekends, voire même des criminels passionnels (“Je l’ai tué, Monsieur le Juge, mais je l’aimais”, en oubliant que d’ici 3 à 5 ans il ou elle l’aura oublié), et que je doute qu’à 68 ans elle récidive un jour. Cette décision juridique est incompréhensible et surtout injuste. Pire encore : elle éloigne les représentants de la Justice du Peuple qu’ils sont sensés protéger. Sensés... Déplorable. Minable.

mercredi 25 mai 2016

VIOLENCES

Le fond et la forme...
 
Notre pays se déchire pour une loi qui doit révolutionner le droit du travail et qui, pour l’ancien salarié et patron que je suis, n’est qu’un pansement sur une jambe de bois. J’aurais préféré un travail gouvernemental plus audacieux, plus révolutionnaire : la réécriture complète de notre droit du travail, s’inspirant de notre passé, de notre avenir, de l’expérience des autres pays (les fameuses 100 pages du Code du Travail suisse), avec des élus qui savent ce qu’est le travail (ils sont peu nombreux à avoir cherché du travail, travaillé comme salarié dans une entreprise de droit privé ou dirigé une entreprise, a fortiori relevant des TPE-PME), les syndicats ouvriers, les organisations patronales, des philosophes (ça peut servir), des juristes et des médecins. Le Gouvernement a choisi une autre méthode : on consulte les partenaires sociaux à tour de rôle, on étudie quelques ouvrages économiques, on pense (si, si : il faut le croire puisqu’il le dit) et on rédige une loi dont l’unique révolution est qu’un accord d’entreprise pourra primer sur le contrat de travail, l’accord de branche, voire la loi. Le reste a son importance mais, à mon avis, c’est beaucoup plus mineur. Voici le fond.

lundi 25 janvier 2016

IL Y A QUELQUE CHOSE DE POURRI AU ROYAUME DE FRANCE

J’ai du mal à suivre le choix des instances qui nous dirigent : de celles du pouvoir exécutif dont personne, depuis plus de 30 ans, voire depuis bien avant, ne semble mesurer l’impact si j’excepte, peut-être, la Cour des Comptes, quelquefois le Conseil Constitutionnel, plus sûrement quelques journalistes et penseurs (pas besoin d’être philosophe ou élu pour penser), pas toujours honnêtes non plus dans leurs intentions. De celles du pouvoir législatif, de moins en moins représentatif du peuple qu’il est censé représenté (combien de femmes par rapport à la population ? d’ouvriers par rapport à la population ? de... par rapport à la population). Un corps de rentiers dont peu sont soucieux du bien-être de leurs concitoyens. De celles du pouvoir judiciaire, qui oublie bien souvent qu’il n’est que l’outil d’exécution des décisions du pouvoir législatif pour s’ériger comme garant d’une moralité qui n’appartient qu’à lui. La dernière preuve est les condamnations, en première instance, puis en appel de Jacqueline SAUVAGE, épouse MAROT.

jeudi 25 juin 2015

REECRIRE LE CODE DU TRAVAIL ? OUI !

Ici et là, quelques élus de tous bords dénonçaient l’obésité morbide de notre Code du Travail. En à peine quarante ans, le nombre d’articles le composant a été multiplié par dix et celui de ses pages dépasse les 3 000. En oubliant, évidemment, la bibliothèque des jurisprudences de cours d’appel ou de la chambre sociale de la Cour de Cassation. J’en viens même à me demander s’il existe un seul magistrat ou un seul avocat qui les connaisse tous. S’il en était de même avec les règles du football, on aurait depuis longtemps cessé de jouer au foot. C’est, à mon avis, l’une des causes (mais pas la seule), qui freine, voire détruit l’emploi en France. Il serait temps d’y remédier.
 
Dernier pavé dans la mare : le livre de Robert BADINTER, ancien avocat, ancien garde des sceaux et ancien président du Conseil Constitutionnel, appelé Le Travail et la Loi, co-écrit avec le professeur (de droit du travail) Antoine LYON-CAEN. Bref, deux sommités auxquels certains élus n’arrivent même pas à la cheville.
 
Sans avoir lu cet essai, sans donc augurer que ses conseils seront plus favorables aux employeurs ou aux employés, il a l’avantage de vouloir faciliter, en simplifiant, les relations entre patrons et salariés. En dix ans de prud’homie, j’ai plus souvent assisté à un jeu qu’à une réelle recherche de la “justice”. Ainsi, nombre de salariés licenciés ou en butte avec leur employeur entamaient une procédure, s’appuyant sur des statistiques prud’homales qui condamnent principalement l’employeur, souvent pour irrespect de la forme, non du fond, certains que le coût serait, au pire, celui d’un avocat. Ces derniers ont, pour certains, développé un service de conseils payants pour tout ce qui a trait aux relations employeurs-employés, rédigeant eux-mêmes les contrats de travail, les avenants, les règlements intérieurs, les... Il est temps que cela change, que le Droit redevienne ce qu’il est à l’origine : une succession de règles de bon sens connues de tous et acceptées par le plus grand nombre, pas un ensemble de textes abscons où seul un ensemble d’initiés plus ou moins vertueux s’y retrouve. Le plus souvent pour son seul profit.

dimanche 3 mai 2015

LA CANONNIERE, JAKARTA ET CHEYENNE

Chaque semaine, dans notre quotidien local, parait le “poing de vue” de l’ancien magistrat Eric DE MONTGOLFIER. Ses chroniques sont, à mon avis, à chaque fois empreintes de pertinence avec l’actualité et d’une grande sagesse, quelquefois un peu désabusée. En ce 2 mai 2015, celle de ce jour, appelée “La politique de la canonnière”, n’y échappe pas. Elle a pour sujet l’attitude de la France vis-à-vis de l’Indonésie pour faire suite à la condamnation à mort de Serge ATLAOUI, ressortissant français accusé de trafic de drogue.
 
Sans vouloir reprendre le propos d’Eric DE MONTGOLFIER, je ne peux que le partager. Bien sûr, je partage également la peine de Serge ATLAOUI et de ses proches, trouvant la sanction indonésienne disproportionnée au regard de sa faute, si faute il y a. Bien sûr, je suis, de conviction, contre la peine de mort mais aussi contre la prison à vie (cf. mon article du 7 août 2013 intitulé “Prison ?”) mais je veux croire, même si je doute parfois, en la Justice, en la nôtre mais aussi celle des autres pays. Au passage, faire l’Europe, puis faire la paix, devra un jour passer par une justice commune... Que de débats précèderont ces actions, voire s’ensuivront !

mardi 21 avril 2015

RETOUR VERS LE FUTUR

Ça commence à devenir lassant... voire énervant.
 

Lu dans la presse : l’acteur et réalisateur américain Ben AFFLECK, vu dans “Will hunting”, “Pearl Harbor”, “Daredevil” et “Argo”, chercherait ou aurait cherché à faire taire l’existence, parmi ses ancêtres, d’un esclavagiste. Dans le même temps, l’on apprend que notre Secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants, M. Jean-Marc TODESCHINI, s’est rendu en Algérie pour rendre hommage aux victimes de Sétif... Quelles sont-elles ? Le 8 mai 1945, lors de la fête saluant la fin de la seconde guerre mondiale, les algériens de Sétif se soulèvent pacifiquement pour l’égalité de leurs droits avec ceux des algériens pieds-noirs, puis pour leur liberté. La manifestation se transforme en émeute, puis, peu à peu, en guerre civile ou d’indépendance, me refusant à prendre parti, suite à la répression des autorités.
 

Quel parallèle faire entre ces deux informations ? Plusieurs mais je n’en retiendrai qu’un : les vivants d’aujourd’hui veulent faire oublier, par le pardon ou la dissimulation, les faits, voire les idées de leurs ancêtres, voire simplement de ceux que nous prenons pour tels parce qu’ils nous ont précédé sur la terre où nous vivons. Mais connaissons-nous nos ancêtres ? Chacun de nous sait-il qui ils étaient ? Aussi loin que je le sache, mon plus lointain ancêtre portant mon nom était sabotier. Mais peut-être venait-il de plus loin ? Peut-être de Vendée, où j’ai tant d’homonymes ? Peut-être son père ou son grand-père a-t-il été déporté au début du XIXème siècle, quand tant d’anciens chouans et vendéens l’ont été en Sologne, terre insalubre à l’époque ? Peut-être l’un d’entre eux était-il un tueur, un voleur, un esclavagiste ? Pire encore... ou mieux, qui sait ? Mais en quoi serai-je responsable ? Qui sait d’où il vient ? Qui sait ce que faisaient et pensaient ses ancêtres ? Si nous pouvions voyager dans le passé, serions-nous amis avec nos ancêtres, comme c’est le thème du film “Retour vers le futur” ? Facile de refaire l’Histoire avec ce que l’on sait aujourd’hui mais nos enfants, nos descendants auront-ils le même jugement que nous sur ceux qui nous ont précédés ? Auront-ils la même appréciation que nous de nos vies, de nos décisions ?

Ainsi, l’on ne cesse de glorifier, à gauche comme à droite, Jean JAURÈS, oubliant que ce dernier était un tenant du colonialisme, pensant que c’était une bonne chose pour les colonisés. Peut-être... si l’on prend pour modèle notre Société. Et encore.

 
Mais ce qui est fait est fait. Je ne veux pas demander pardon pour un acte ou une pensée qu’a fait ou a eu un de mes ancêtres ou le pays dans lequel il vivait. Et je ne veux pas qu’un pays, un peuple, une religion ou une idée me demande pardon pour ce qu’il ou elle a fait contre l’un de mes ancêtres, je ne veux pas que les allemands d’aujourd’hui s’excusent de ce que leurs ancêtres ont fait aux miens, je ne veux pas que les anglais d’aujourd’hui s’excusent de ce que leurs ancêtres ont donné une raclée aux nôtres à Azincourt et ont occupé une partie de notre pays pendant plus de trois siècles, je ne veux pas que les arabes d’aujourd’hui s’excusent de ce que leurs ancêtres pillaient, tuaient ou réduisaient les nôtres en esclavage sur les bords de la Méditerranée, voire plus loin encore, je ne veux pas que les musulmans de notre pays s’excusent des actes que des fanatiques musulmans font subir à d’autres personnes, chrétiennes, yazidis ou musulmanes mêmes sous prétexte qu’ils partagent une même religion sans la comprendre de la même façon. Ce qui m’importe, c’est le présent et l’avenir. Je n’ai à demander pardon à personne et je n’attends de pardon de personne. Sauf à ceux qui m’ont directement fait du mal ou à ceux auxquels j’ai directement fait du mal ! Et si chacun le pense vraiment, avec son cœur, avec ses tripes, non sa raison ou un quelconque calcul.

mardi 17 mars 2015

DEPARTEMENTALES 2015 : NOTRE PROGRAMME D'ACTION SOCIALE

1) Maintien des Centres d’Information et d’Orientation.
Buts : permettre à tout collégien mais aussi à tout lycéen, voire adulte, à s’orienter, aux premiers à ne pas quitter le cursus scolaire sans formation, sans diplôme.
Financement : part de la collecte fiscale départementale.
 
2) Mise en place d’un service dynamique de conseillers à l’emploi, en partenariat avec Pôle Emploi, les Missions Locales et les agences de travail temporaire afin de favoriser le retour à l’emploi.
Nota : assistants sociaux, formateurs, commerciaux, …
But : permettre l’entrée ou le retour à l’emploi des bénéficiaires du R.S.A.
Financement : part de la collecte fiscale départementale.
 
3) Bilans de compétence, formations au retour à la vie sociale et active (respect de soi, respect des autres, formations techniques, …), accompagnement vers l’emploi (C.V., présentation, ciblage des offres, job coaching, …).
But : permettre l’entrée ou le retour à l’emploi des bénéficiaires du R.S.A.
Financement : part de la collecte fiscale départementale.
 
4) Rationalisation et optimisation du R.S.A.
But : permettre l’entrée ou le retour à l’emploi des bénéficiaires du R.S.A.
Financement : part de la collecte fiscale départementale.
 
FINANCES ET IMPÔTS.
 
A court terme, l’objectif est le maintien, pour les deux premières années, des taux d’imposition départementaux, puis de les baisser, même symboliquement.
A moyen terme, l’objectif est de placer le département du Cher dans la moyenne des départements en terme d’imposition.

dimanche 18 janvier 2015

AU DESSUS DES LOIS

Il existe de nombreux cas d’injustice en France, des cas qu’il conviendrait de réduire, voire de supprimer. Mais nos politiques, élus (et pas toujours dans une totale transparence, comme le sont nos sénateurs) ou nommés (cas du député Nicolas SANSU, par lâcheté socialiste et indifférence des abstentionnistes), ont visiblement d’autres préoccupations (qui a dit de leur portefeuille et de leur patrimoine ? Moi ? Non : je l’ai seulement pensé, sans doute trop fortement).
 
Le Docteur BONNEMAISON
Photo Europe 1
J’en veux pour exemple le cas Nicolas BONNEMAISON.
 
Un petit et court rappel de l’affaire : le médecin urgentiste Nicolas BONNEMAISON est accusé d’avoir tué euthanasié sept personnes malades et en fin de vie. A mon sens mais cela n’engage que moi, il précède une loi à venir sans cesse repoussée par des obscurantistes (remarque à mes contradicteurs : je suis pour l’euthanasie, sous réserve de limites à établir clairement, mais cela n’est pas le sujet de l’article). Toujours est-il qu’il a été logiquement traduit en justice et que cette dernière l’a acquitté. Le docteur Nicolas BONNEMAISON est innocent.
 
Sauf que... (en France, il y a toujours un “sauf que” qui permet de voir tout et son contraire dans chaque fait et qui permet d’engorger les tribunaux au bénéfice des avocats –je vais encore me faire des amis, moi : après les médecins, les avocats). Sauf que le Conseil de l’Ordre, sorte de super syndicat médical créé par le régime de Vichy, sans cesse critiqué mais toujours maintenu par les pouvoirs publics en place, l’a condamné. Pour la justice française, le docteur BONNEMAISON est innocent, pour le Conseil de l’Ordre des Médecins, il est coupable. Coupable puisqu’il interdit au docteur BONNEMAISON d’exercer son métier. Un peu comme si la justice innocentait un maçon suite à l’écroulement d’un mur mais que le syndicat du bâtiment le condamnait en lui interdisant de travailler. Un peu comme si la justice innocentait un blogueur ou un caricaturiste mais qu’un Syndicat des Blogueurs et Caricaturistes lui interdisait d’écrire ou de dessiner (ça a existé et existe encore dans les dictatures fascistes et communistes). Un peu comme si l’Etat innocentait un de ses citoyens mais qu’un Conseil de l’Ordre des Conservateurs et Bigots interdisait à ce dernier de vivre. Dites, est-ce que nous ne marcherions pas sur la tête ? A mon sens, le Conseil de l’Ordre des Médecins ne doit être qu’un simple syndicat professionnel mais surtout il ne doit pas être au dessus des lois. Ce qu’il est aujourd’hui.

dimanche 16 novembre 2014

VIDEOSURVEILLANCE ET VIDEOPROTECTION

Vidéosurveillance ou vidéo-protection, deux concepts, deux idées semblables qui se sont invitées, à Vierzon, lors des dernières élections municipales, en réponse au développement de la petite délinquance et des incivilités. A l’origine, seules deux listes les défendaient : celle des démocrates et républicains du MoVie et celle des nationalistes du Front National. Les listes de gauche la refusaient, celle des socialistes et communistes de Nicolas SANSU et celle des trotskystes de Régis ROBIN. La troisième, celle des rousseauistes, n’en parlait pas. Puis, au gré du déroulement de la campagne, cette dernière s’est appropriée l’idée. Aujourd’hui, tout le monde la veut.
 
Maintenant, vidéosurveillance et vidéo-protection sont-elles les mêmes idées ? Au sens étymologique, oui. Au sens de la signification, non.

samedi 1 novembre 2014

REBELLION AUX FORGES II

Quand j’ai écrit, il y a quelques jours, un article sur le mouvement des habitants des Forges et la manipulation médiatique des conseils de quartier de Vierzon par Nicolas SANSU, je n’imaginais pas qu’il allait, lui-même, me donner une plus éclatante preuve de cette dernière par une lettre envoyée de la mairie, lettre à entête faisant foi parue sur le site de Vierzonitude, demandant à tous les membres du Parti Communiste Français de Vierzon de s’y rendre ! Ce n’est plus un autocar, c’est plusieurs que le maire réclame !
 
Je ne sais pas s’il faut rire ou pleurer de la farce grotesque que donne Nicolas SANSU à cette parodie de démocratie locale qu’il a fait des conseils de quartier mais ce qui est certain, c’est que si je récupère un original de la lettre qu’il a adressé aux membres du PCF avec les deniers de TOUS les vierzonnais, je n’hésiterai pas à saisir les tribunaux.

dimanche 7 septembre 2014

VIERZON N'EST PAS CHICAGO ?

“Vierzon, ce n’est quand même pas Chicago ou La Courneuve !”. Qu’est-ce que j’ai pu l’entendre pendant la dernière campagne des municipales, quand j’étais le seul à demander un système de vidéoprotection active. Pour être honnête, je l’ai surtout entendu parmi les votants dits “de gauche” (à Vierzon, la majorité : 3 listes sur 5, avec Nicolas SANSU, Jean ROUSSEAU et Régis ROBIN). Et aujourd’hui, tout le monde reprend l’idée. Même le maire, pourtant si opposé à cette méthode qui a fait ses preuves. Cela étant, il parle juste de mettre une ou deux caméras passives sur la ville : une dans la rue du Maréchal Joffre, histoire de faire taire les commerçants, du moins ceux qui sont encore là, et une autre au Forum, histoire de rassurer les vierzonnais. Des hochets.
 
Vierzon n’est ni Chicago, ni La Courneuve. Ce n’est pas non plus Marseille. Mais ce n’est tout de même pas une raison pour ne rien faire. Ce qui se passe aujourd’hui. Mais ça ne date pas d’hier. J’en veux pour preuve un fait personnel : l’agression de mon beau-fils (13 ans alors) et de sa petite amie du moment il y a deux ans, avec coups, blessures et vol de portable. Une plainte a été déposée, l’auteure a été arrêtée, d’abord par les parents des deux enfants, puis par la police, les complices identifiés, du moins en partie, et puis... rien ! Ce doit être une habitude...
 
Cette fois-ci, nous ne sommes plus dans les cambriolages, toujours aussi fréquents à Vierzon même si la presse n’en parle pas (la meilleure source : les assureurs de la ville), plus dans les agressions : nous sommes dans les affrontements ! Ici entre des membres de la “communauté des gens du voyage” (en français, donc sans langue de bois : Roms, Yéniches, Manouches, Gitans, ...) sédentarisés et des martiniquais nouvellement vierzonnais. A ce que j’ai appris, un peu par la presse, beaucoup par des témoins : des échanges d’insultes, puis de coups, jusqu’à la sortie d’armes blanches. L’action se poursuivra jeudi soir (le 4), avec une jeune rom blessée d’un coup de serpette. A part ça, tout va bien à Vierzon...
 
“Tout va bien, je vais bien” dois chanter Nicolas SANSU. Histoire de se convaincre. Histoire de nous convaincre. Il faut dire qu’il agit (si, si : ne souriez pas, Nicolas SANSU agit pour la sécurité des vierzonnais comme François HOLLANDE agit contre le chômage, avec le même succès). Son action ? Ses actions ? Quatre : envisager de poser des caméras passives à Vierzon (j’ai écrit envisager : rien n’est décidé, tout juste pensé...), faire une pétition pour demander des policiers (il serait l’auteur de la fameuse pétition qui circule chez quelques commerçants), se faire détacher, pour quelques jours, quelques policiers supplémentaires du commissariat de Bourges et écrire au Ministre de l’Intérieur. Il y a des moments, je me pose la question si Nicolas SANSU ne prend pas les vierzonnais pour des cons. Déjà parce qu’il est le premier officier de police judiciaire de la commune. Ensuite parce qu’il peut mettre en place un système de vidéoprotection active (des caméras qui ne se contentent pas d’enregistrer, des caméras avec un homme qui regarde, donne l’alerte aux services de sécurité et qui peut intervenir vocalement ; ce que je veux, ce n’est pas seulement que l’on retrouve l’agresseur, ce que je veux, c’est que l’on empêche l’agression). Enfin parce qu’il dirige la police municipale, reléguée aujourd’hui à la distribution des PV. Maintenant, on peut réclamer une “fête du vivre ensemble”... Cela ne rassura personne mais ça fera bien dans les médias.
 
Vierzon n’est pas Chicago, La Courneuve ou Marseille mais il peut le devenir si le maire ne fait rien. Alors, Nicolas, même si je n’ai jamais voté pour toi, te reprochant ton manque de démocratie, inhérent à ta formation politique, comme je n’ai jamais voté pour François HOLLANDE, il importe que tu réussisses enfin quelque chose : comme tu as manqué l’emploi, essaie la sécurité. Parce qu’autrement, en 2020, le maire, ce ne sera plus toi, pas moi mais Bruno BOURDIN, chef de file du F.N.

dimanche 3 août 2014

FIN DU NUMERUS CLAUSUS ?

Peu de décisions prises par notre Gouvernement, celui du duo HOLLANDE-VALLS, trouvent grâce à mes yeux, n’en déplaise à mes amis socialistes (si, si : j’en ai et oui, j’ai rencontré des gens qui ont voté HOLLANDE au deuxième tour, ou plutôt contre SARKOZY à l’époque, et qui ne se cachent pas ; enfin, pas encore), qu’ils soient honnêtes (quand on signe, on assume) ou “frondeurs” de salon. Mais j’entrevois une éclaircie dans un avenir de plus en plus sombre. Le dernier rapport de l’Inspection Générale des Finances en est la source. Parmi les décisions proposées en est une que je réclame à cor et à cri depuis longtemps : la fin du numerus clausus.

Photo du blog "sage femme en herbe"
 A mon avis, pour exercer un métier, il convient de le maîtriser. La preuve de cette maîtrise est donnée par un diplôme ou l’expérience, sous réserve que celle-ci soit validée par des experts. Qui aujourd’hui n’existent pas ou dont on n’écoute que peu les avis.

Pour s’installer à son compte ou reprendre une entreprise, il convient d’y ajouter une maitrise de la gestion, donnée elle aussi par un diplôme, à tout le moins une formation conséquente à valider (type celles organisées par la Chambre de Commerce et d’Industrie ou par la Chambre des Métiers, voire les syndicats professionnels).

En France, il n’en n’est rien. N’importe qui peu se déclarer plombier, électricien ou autre chose, utilisant des artifices légaux (travaux de bricolage en auto-entrepreneuriat, par exemple), à quelques rares exceptions près (comme les coiffeurs).
 

vendredi 30 mai 2014

NON AUX CIRQUES AVEC ANIMAUX

En début de mois d’avril, j’ai lancé une pétition sur internet réclamant l’interdiction des cirques avec animaux sauvages à Vierzon, demain dans la France entière et plus loin encore, sur le site “mesopinions.com”. Je l’ai fait sans conviction de succès mais je ne peux qu’être heureux du résultat.
 
Peu séduit par les arts circassiens, j’ai toujours laissé de côté ce monde jusqu’au jour où, intrigué par des autocollants posés nuitamment sur les poteaux de Vierzon il y a deux ou trois ans, je me suis connecté sur le site de l’association citée : Code Animal. Choqué par les images, j’ai creusé les deux sujets principaux de leurs combats : la détention d’animaux sauvages dans des zoos et dans des cirques. Si les zoos, surtout ceux de nouvelle génération, comme celui de Beauval, trouvent grâce à mes yeux, voire relèvent de l’utilité publique, mon regard est beaucoup plus critique pour les cirques. Très critique.

Ainsi, je ne vois pas quel plaisir pourrait avoir un animal sauvage de vivre éternellement dans une cage de quelques mètres carrés, de sortir peu de temps par jour pour se dégourdir les pattes dans moins de cinq fois sa cage, le plus souvent sans contact avec la nature, et de faire des exercices qu’il ne ferait pas naturellement en échange, au mieux, d’une friandise, au pire de coups évités.

vendredi 28 février 2014

ASSOCIATION DES PARALYSES DE FRANCE - A.P.F.

Copie de la lettre que nous avons remise à l'Association des Paralysés de France le 17 février dernier :
 
              
" Avant toute réponse, comme je vous l’ai précisé précédemment, nous élirons un adjoint au maire spécialement affecté au handicap, à tous les handicaps, et aux personnes âgées, M. François RUCKA. Il agira de manière transversale auprès de tous les autres adjoints au maire selon leur fonction puisque les handicapés ont besoin de toutes et que leur intégration doit être totale, approcher l’oubli même du handicap, tant par autrui que par eux-mêmes.
 
1) Comment souhaitez-vous faire vivre votre Commission Communale pour l’Accessibilité (rythme des réunions, style d’animation, type de sujets abordés, …).
La Ville de Vierzon étant très en retard sur le sujet, François RUCKA organisera une réunion mensuelle qu’il présidera, avec ou sans la présence du maire. Le rythme pourra être revu, tant à la hausse qu’à la baisse selon les nécessités, avec un minimum d’une par conseil municipal, le précédant toujours d’au moins une semaine.
Toutes les réunions porteront sur l’actualité à venir, la mesure des actions décidées précédemment et un sujet particulier à chaque fois. Selon ce dernier, François RUCKA sera accompagné de l’adjoint au maire concerné. Il réunira, outre les représentants des associations locales, pour le moins départementales en cas d’absence de relais local, agissant dans le domaine du handicap, les représentants locaux des associations concernés par le sujet et les responsables municipaux ou de l’Etat concernés par ce dernier.
Pour exemple : le handicap et la vie scolaire réunira, outre François RUCKA, le maire-adjoint à l’enseignement et à la jeunesse, les chefs de service municipaux concernés, un représentant de l’Education Nationale, un représentant local de chaque association traitant du handicap ou de l’enseignement.

lundi 2 décembre 2013

FAITES CE QUE JE DIS, PAS CE QUE JE FAIS

Que voilà une phrase que j’ai souvent entendue et qui concerne les politiques de tout bord ! J’en veux pour preuve la critique mainte fois répétée, surtout d’élus, de parlementaires de gauche, comme quoi les entreprises usent et abusent des contrats précaires. Sauf qu’ils oublient que l’Etat et les collectivités locales, surtout les hôpitaux et La Poste, en font tout autant, voire plus encore ! Avec une subtilité de taille : pour lui-même, l’Etat n’accorde pas à ses travailleurs précaires l’indemnité de fin de contrat, égale à 10% du salaire perçu en intérim (loi 83-634 du 13 juillet 1983 et décrets 86-83, 91-155 et 88-145). De qui se moque-t-on ? Avant de faire la morale aux entreprises, il serait bon que l’Etat balaie devant sa porte. Que nos élus parlementaires s’emparent de ce sujet afin de faire appliquer ce principe d’égalité : un salarié précaire de la fonction publique doit avoir les mêmes droits qu’un salarié précaire du privé. Après, on pourra discuter des abus.