BLOG D'UN VIERZONNAIS





dimanche 22 janvier 2017

J’AI VOTÉ LORS DES PRIMAIRES DE GAUCHE

J’ai voté.
 
Sans conviction mais j’ai voté. J’ai voté pour le premier tour des “primaires citoyennes”, ces élections se targuant de nous permettre de choisir entre les représentants de la gauche et des écologistes, ne définissant en rien ce qu’est être de gauche et classant l’écologie comme une “idée de gauche”. Je ne vais pas revenir sur ces notions surannées que je critique comme je l’ai fait des “idées de droite et du centre”. D’abord parce que Thierry SOLÈRE, l’organisateur des primaires des Républicains, a défini les idées de droite comme étant celles de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, idées que se partagent tous les démocrates, du Front National au Nouveau Parti Anticapitalistes, ensuite parce que, par définition, le Centre ne peut être ni de gauche, ni de droite, sans quoi il ne peut plus être au centre. Enfin, parce que l’écologie n’appartient à aucun courant, dans les idées comme dans les faits.
 

dimanche 18 décembre 2016

QUI A TUÉ ALEP ?

“Ci-git Alep”. Cette une du journal Libération m’a marqué. Elle est simple. Précise. Accusatrice. Culpabilisatrice. Nous n’avons rien fait pour sauver Alep. La France, plus généralement l’Europe et le monde occidental, n’a rien fait. Nos politiques n’ont rien fait donc l’armée n’a rien fait. Aurions-nous pu ? J’en doute. Nos intellectuels n’ont rien fait donc d’éventuels courageux ou têtes brulées n’ont rien fait. A l’inverse de ce qui c’est passé en Espagne lors de la guerre civile, il n’y a pas eu de bataillon prêt à aller se battre en Syrie contre le pouvoir de Bachar al Assad. Aurions-nous dû ? Là se mêlent nos convictions républicaines, nos fois et nos aspirations. La réponse est donc personnelle. Pour ma part, je ne l’aurais pas fait. Une exception cependant : il y a eu un ensemble d’égarés parti se battre en Syrie contre le tyran de Damas : ceux qui ont rejoint DAESH. Sans comprendre le Coran, sans savoir que le Djihad se fait uniquement en soi. Qui est-on pour le faire contre autrui ? Dieu ? Allah ? Le blasphème est pire.
 
Nous sommes coupables de la destruction d’Alep. Mais pas seulement d’Alep. De tous les morts qui l’ont précédé et d’une grande partie de ceux qui suivront. Il y a quelques années, pour des raisons tant économiques, les plus réelles mais les moins avouables, que de foi démocrate, oubliant que la notion de “démocratie” est variable d’un pays à l’autre, voire d’un homme à l’autre, les “occidentaux” sont intervenus en Irak, en Libye, en Syrie, décidant de remodeler cette région selon nos intérêts et nos convictions. A mon sens, éliminer les tyrans qu’ont été Hussein ou Kadhafi et qu’est encore Bachar Al Assad est louable. Sauf que la liste des dictateurs est loin d’être close et que je ne crois pas que la moindre révolution puisse réussir dans chaque pays sans qu’elle vienne du peuple lui-même, qui plus est dans sa très grande majorité. En sus, aucune solution de succession dans chacun des pays où nous sommes intervenus n’a été réellement pensée. Ou alors rapidement, sur un coin de table, entre la poire et le fromage. Alors que faire ? Je ne sais pas mais ce qui est certain, c’est que nous en paierons l’addition pendant longtemps, avec l’immigration clandestine, les attentats, ... ou alors on débarque pacifiquement dans ces pays, on s’excuse, on reconstruit tout ce qui a été détruit, avec le pouvoir en place ou celui qui nous parait le plus fort, et on installe un régime de vie le plus acceptable possible. Je me demande si ce n’est pas ce qu’est en train de faire Poutine... Aux politiques et aux penseurs autoproclamés de se pencher sur la question.
 
“Ci-git Alep” : le testament n’en finit pas de s’ouvrir...

dimanche 11 décembre 2016

RECETTE DE CUISINE

Elle nous manquait ! La ville entière l’attendait comme les enfants attendent le Père Noël ! Le maire de Vierzon va mener une étude sur le centre-ville... Il en manquait une pour compléter la bibliothèque des projets sans suite. Après la SEM-TERRITORIA et son budget dispendieux, voici la Caisse des Dépôts, l’Etat, qui va jouer l’étudiant et le promoteur. Avec l’accord du maire, trop heureux que cela ne lui coûte rien. Enfin, que cela ne lui coûte pas encore puisque Vierzon devient un sujet d’étude, un cobaye de laboratoire (NDLA : dispositif des “villes laboratoires” avec Cahors, Nevers, Flers...). D’autant qu’une réforme favorable aux plus défavorisés d’entre nous va coûter aux finances de la Ville de Vierzon 400 000 €. Le maire qu’il est est, dit-il, heureux pour ces concitoyens (NDLA : il le dit mais le pense-t-il ?) mais le maire qu’il est est, dit-il aussi, dépité comme gestionnaire (NDLA : “Adieu veau, vache, cochon, couvée, ...). Il va falloir se serrer la ceinture mais c’est de la faute de l’Etat. Mais si cette opération fonctionne en n’accouchant pas, pour une fois, d’une souris, à qui en reviendra le mérite ? A l’Etat ou à la Ville ?
 
Ce qui est certain, c’est que la Municipalité, quelle qu’elle soit, ne peut rester inactive après 18 ans d’immobilisme et un premier mandat inutile. Que l’Etat vienne à la rescousse est bon. Mais je ne peux penser, à chaque fois que j’entends le mot “étude”, à la remarque de Georges CLEMENCEAU sur un synonyme politique de ce mot : “Quand on veut enterrer une décision, on crée une commission”. Aujourd’hui, on fait une étude, on crée la commission et on enterre l’idée dans la bibliothèque des projets sans suite.

samedi 10 décembre 2016

IL AURAIT PU ÊTRE GRAND...

Bon, je n’ai pas voté pour lui. En 2012. Ni au premier tour, ni au second. Mais il a été élu. Je ne sais pas par qui, puisque la plupart des électeurs qui ont voté pour lui font preuve d’amnésie mais il a été élu. Ce président a nommé comme premier premier ministre un professeur d’allemand. Un professeur d’allemand qui se trompe même dans la traduction d’une phrase. Tout le reste sera à l’avenant. Il nommera ensuite un de ses anciens adversaires des primaires comme second premier ministre. L’homme parait plus dynamique mais qu’en conservera l’Histoire, quand le temps aura passé, que les passions se seront apaisées, que la raison reviendra ? Nul ne le sait encore, nous sommes encore à l’heure des expectatives... Puis, un soir, ce président prend une grande décision, une décision courageuse parce qu’elle va à l’encontre des travers humains, puisqu’elle va à l’encontre de l’ambition de chacun : il renonce à briguer un second mandat... Sans changer son équipe, il nomme un troisième premier ministre, un homme austère à la réputation professionnelle assise et reconnue par le plus grand nombre. Un espoir nait en moi... Un espoir vain mais un espoir quand même : j’ai cru que ce président, débarrassé de toute ambition mais tout de même promis à un avenir confortable, allait devenir grand, magnanime. Je me suis trompé.
 
Il aurait pu être grand ?
Deux faits pour corroborer mon jugement. Le premier est le refus d’une grâce totale de Jacqueline SAUVAGE (cf. mes articles “Jacqueline SAUVAGE : l’horreur judiciaire” et “J’comprends pas”), cette “dangereuse criminelle de 68 ans qui ne s’interroge pas assez sur son acte”, déjà victime d’une décision en demi-teinte de ce président (NDLA : une grâce “partielle”...).
Le second vient de tomber : après de multiples études économiques, écologiques, sociologiques, enquêtes à charge, à décharge, débats politiques, débats citoyens, votes, même référendum : le nouvel aéroport de Nantes, sous prétexte que quelques opportunistes, jusqu’ici vainqueurs dans une seule catégorie, celle de la victimisation, s’y opposent, ne se fera pas... Du moins pas sous ce mandat. Je vais y penser pour payer mes impôts : je suis opportunément contre, je ne paie pas alors le président qui aurait pu être grand ne fera rien... J’hésite entre la colère et la tristesse...
 
Il aurait pu être grand... Il a commencé à 3% (NDLA : sondages de 2012 pour les primaires socialistes), il termine à 3%. Son mandat aura été à l’image de ce chiffre : ridicule. Tournons la page. Et dire qu’il aurait pu être grand...

samedi 26 novembre 2016

J’COMPRENDS PAS...

Il y a quelques semaines, le 13 août dernier, je m’indignais de la condamnation de Jacqueline SAUVAGE, coupable d’avoir tué son bourreau, son mari pendant 47 ans. La justice, ou plutôt ceux qui sont censés la représenter, lui reprochant “de ne pas assez s’interroger sur son acte”, introduisant de la morale, par ailleurs douteuse, là où il ne devrait y avoir que des faits, lui ont, une nouvelle fois, refusé une liberté conditionnelle. Ces “insultes à la justice” (NDLA : j’assume mes dires, mes écrits) ont condamné une femme de 68 ans à 10 ans de prison après qu’elle ait vécu une vie de souffrances, tant physiques que morales ! A leur place, j’aurai honte ! D’ailleurs c’est impossible : je n’aurai jamais rendu un tel jugement si j'avais été à leur place !
 
 
Le plus cocasse, si j’ose l’écrire, est que cette décision a été rendue la veille de la journée contre la violence faite aux femmes. Comme si ces tartuffes avaient voulu faire un pied-de-nez à cette juste cause.
 
L’actualité est encore plus féroce : un autre tribunal condamnait une infanticide à 5 ans de prison, cinq années qu’elle ne fera sans doute pas avec le jeu des remises de peine. La vie d’une enfant vaut-elle moins que celle d’un bourreau ? J’comprends pas...

vendredi 25 novembre 2016

J’AI VOTÉ FRANÇOIS FILLON

Ce dimanche 20 novembre 2016, j’ai payé mes deux €uros et j’ai voté pour François FILLON, respectant mon engagement : celui de voter lors des primaires de la droite comme je le ferai lors des primaires de la gauche et comme je l’ai fait pour les primaires écologistes. Mais tout ceci n’augure en aucune façon mon choix pour les prochaines présidentielles. Beaucoup reste à faire.
 
Fidèle à mes convictions, j’ai analysé les programmes de chacun des candidats et celui présenté par François FILLON m’a paru être le plus utile pour notre pays, comme, sans hiérarchie et sans exhaustivité :
Ä mettre en place la TVA sociale, transférant le financement de nos prestations sociales reposant jusqu’ici sur les seuls travailleurs travaillant dans des entreprises de droit français sur l’ensemble de notre consommation,
Ä réformer nos territoires, proposant de diminuer le mille-feuille administratif en passant de 4 à 2 strates, fusionnant départements et régions et communes et communautés de communes (ou d’agglomération),
Ä réduire le nombre de nos parlementaires (400 députés pour 577 aujourd’hui et 200 sénateurs pour 348 aujourd’hui),
Ä mettre fin au collège unique,
Ä recentrer l’école primaire sur l’apprentissage de la lecture, de l’écriture, du calcul et de l’histoire,
Ä harmoniser les lois régissant la fonction publique avec ceux du plus grand nombre d’entre nous en entreprises privées (l’inverse n’est malheureusement pas faisable, sauf si l’on veut couler le pays), à commencer par les régimes de retraite,
Ä inscrire l’équilibre des finances publiques et sociales dans notre constitution,
Ä remplacer les aides sociales par une prestation sociale unique,
Ä limiter le régime des intermittents du spectacle aux seuls artistes et techniciens spécialisés,
Ä ...
Mais d’autres de ses propositions ne m’agréent pas, comme :
Ä le développement de l’auto-entrepreneuriat,
Ä le contrat de travail unique,
Ä la fin de l’encadrement des loyers,
Ä ...
D’autres m’ont fortement manquées, surtout l’écologie.
Quoi qu’il en soit, pour moi comme pour beaucoup d’entre nous, aucun programme politique ne peut me satisfaire totalement. Et rien n’est gravé dans le marbre.
 
Puis, comme l’œuvre n’est rien sans son créateur, un programme politique n’est rien sans celui qui le porte. Et force est de reconnaître que seul François FILLON m’a semblé avoir l’expérience des hautes fonctions, n’avoir aucun démêlé judiciaire présent ou passé et avoir un comportement respectueux et respectable, surtout depuis dimanche. L’homme me plait.
 
Le 27 prochain, je pense que je voterai de nouveau pour lui. En 2017 aussi, peut-être.

lundi 7 novembre 2016

MANIF’ POUR TOUS

Ce qu’il ya de bien, avec les élections, surtout si elles sont présidentielles ou législatives, c’est que des sujets de société reviennent régulièrement sur le devant de la scène. Récemment, on a eu droit au débat sur l’identité, toujours pas tranché d’ailleurs. Aujourd’hui, on a droit à celui portant sur la famille et le droit des homosexuels de se marier ou pas, d’avoir des enfants ou pas.
 
Au départ, j’étais plutôt contre. Plus exactement contre le mariage en lui-même. Républicain convaincu, j’ai toujours pensé que l’idée de mariage est anti-républicaine par nature. En effet, comment la République peut-elle accepter que deux personnes restreignent leur propre liberté volontairement, même par amour (et ce n’est peut-être pas toujours le cas) ? Bien entendu, elles peuvent revenir sur cette décision mais cela ne se fait sans frais pour ne retenir ici que l’aspect financier. Le seul mariage que j’accepte est religieux puisqu’il n’intéresse que ceux qui croient. Mais je ne vais pas me battre sur ce sujet là. Que chacun fasse ce qu’il veut en la matière. Fort de cette idée, je ne vois pas pourquoi on dénierait à des homosexuels le droit de se marier. Au même titre que pour des couples hétérosexuels, beaucoup le font pour des raisons fiscales et de protection de l’autre en cas de décès, même si ce ne sont pas forcément les premiers motifs.
 
L’adoption pourrait être un autre problème. Si le fait d’avoir des parents hétérosexuels était une garantie, un gage pour l’enfant d’être aimé et éduqué. Malheureusement, l’actualité regorge d’exemples de mauvais traitements et manquements dans l’éducation infligés à des enfants par leurs propres parents génétiques. Pour moi, un père ou une mère est celui ou celle qui aime et prépare l’enfant à vivre heureux dans notre monde. Que ce soit en même temps le géniteur et la génitrice de l’enfant n’a aucune importance. Une fois encore, je ne vois pas pourquoi on dénierait à des homosexuels le droit d’avoir des enfants, par adoption ou non.
 
Par adoption ou non... Troisième sujet de société propre au débat : pour ou contre la PMA (Procréation Médicalement Assistée : ici le don de sperme à des homosexuelles ou pas, en couple ou pas) et la GPA (Gestation Pour Autrui : ici le fait de porter un enfant pour des homosexuels ou pas, en couple ou pas). Une fois encore, de quoi nous mêlons-nous ? Une fois encore, est-ce que l’enfant sera moins bien aimé ou moins bien éduqué par des parents homosexuels ou pas, en couple ou pas ? Si une personne veut avoir un enfant, elle DOIT pouvoir le faire. Si elle ne peut l’avoir pas des voies naturelles, par choix ou par défaut, elle DOIT pouvoir le faire. En outre pour une somme raisonnable. Tout juste permettrais-je à l’Etat (et encore : l’Etat donne-t-il le droit à des couples traditionnels d’avoir ou pas un enfant ? Encore le permet-il en commercialisant des contraceptifs) de vérifier les compétences du ou des candidats à la parentalité. Et encore...
 
Ces sujets n’ont pas finis de nous diviser...