BLOG D'UN VIERZONNAIS





dimanche 4 septembre 2016

PRÉLÈVEMENT À LA SOURCE : UNE FAUSSE BONNE IDÉE

À l’aube de chaque élection présidentielle, les élus en panne d’inspiration politique, en panne d’ambition, en panne de projet d’avenir en parlent comme d’un serpent de mer : nous allons réformer notre fiscalité. Sauf qu’en guise de réforme, ils se contentent de vouloir nous rendre l’impôt indolore en le prélevant à la source. Avec deux intérêts pour l’Etat, sûrement pas pour le contribuable : au lieu de laisser la liberté de payer, donc d’orienter le choix politique, à plus de 20 millions de contribuables, qu’il faut contrôler, quelquefois mettre en recouvrement (en clair ; envoyer l’huissier, voire la police), ils vont le faire au travers des 36 000 patrons français qui n’ont pas demandé à devenir agents du fisc et qui ne seront même pas rémunérés pour cela, voire qui risquent même d’avoir des amendes (exemple existant déjà : les saisies-arrêts sur salaire). Second intérêt : diminuer, à terme, la masse salariale des services fiscaux. J’en vois encore un troisième mais l’on va me taxer de mauvaise fois : si un patron en difficulté ne reverse pas ce qu’il a prélevé, la C.G.T. pourra encore crier à l’hallali sur le patronat et arracher la chemise de chacun de ses membres. Sauf que si ce dernier syndicat s’informe quelque peu sur la DSN (Déclaration Sociale Nominative), promise à être mensuelle pour toutes les entreprises, qui l’est déjà pour les plus importantes, le “vol” n’ira pas plus loin qu’un mois... Ou alors, c’est que l’Etat ne fait pas son travail et là est un autre problème...
 
Vous l’avez compris : je suis CONTRE le prélèvement à la source.
 
Pourquoi ? Parce que comme patron, je n’ai pas à connaître la situation personnelle de mes salariés (j’en sais déjà beaucoup trop), je n’ai pas à connaître non plus leur patrimoine, immobilier ou financier, les personnes qu’ils ont en charge, leurs éventuelles investissements sociaux, associatifs ou caritatifs et autres. Michel SAPIN, Christian ECKERT et leurs sbires ont beau garantir l’anonymat, les différents taux applicables transpireront forcément des renseignements, à tout le moins des idées, vraies ou fausses. Il devrait bien exister un taux standard mais ce sera pire, un peu comme il existe pour chaque entreprise la possibilité de ne pas divulguer ses chiffres moyennant le paiement d’une amende au Tribunal de Commerce dont elle dépend. Sauf que le remède est pire que le mal : si une entreprise ne publie pas ses chiffres, c’est qu’elle a quelque chose à cacher. Soit elle gagne “trop” d’argent et elle ne veut pas que cela se sache, soit elle n’en gagne pas assez, voire elle en perd et elle ne veut pas non plus que cela se sache ! Sans compter d’autres informations.
 
Pourquoi ? Parce qu’en termes de pédagogie, ce sera déplorable. J’en veux pour preuve les cotisations sociales, payées en majorité par l’employeur (un taux de 45,804 % concernant mon entreprise) et en minorité par le salarié (un taux de 22,462 % concernant mes salariés). Aujourd’hui, entre le salaire net et le salaire chargé, le coefficient approche les 1,7 ! Et je ne compte pas les congés et absences légales, rémunérées et chargées. Ces cotisations ont un objectif : payer nos prestations sociales (retraites, assurances maladies, allocations familiales, ...) mais peu s’en souviennent. La majorité de nos concitoyens “oublie” que ces services ne sont pas gratuits. Quelque part, j’aimerais que chacun perçoive son salaire entier et paie ensuite sa retraite, son assurance maladie, son assurance invalidité, l’ensemble de nos prestations sociales. Je suis certain que la majorité ne le ferait pas, du moins en intégralité (je me souviens trop de l’un de mes salariés, il y a quelques années, qui refusait que je lui prélève la cotisation de l’URSSAF pour la maladie et la maternité sous prétexte que, n’étant pas une femme, il ne serait jamais enceinte ! Cela peut prêter à sourire sauf qu’il était très sérieux dans sa demande).
 
Alors que faire ?
 
À mon humble avis (qui en vaut un autre mais que je défends), je ne vois qu’une seule solution qui assurera l’anonymat et qui facilitera tout le monde, sauf le fraudeur : augmenter la CSG, qui taxerait les salaires, les pensions, les dividendes, les intérêts, tous les gains d’argent MAIS (j’en connais déjà qui bondissaient de leur chaise avant d’avoir lu ce “MAIS”) qui s’accompagnerait d’une réversion mensuelle d’une partie, voire de tout, voire plus encore mais aussi, peut-être, de rien, d’une somme d’argent à chacun en fonction de sa situation personnelle. Cette solution aurait l’avantage de conserver l’anonymat de chaque salarié vis-à-vis de son employeur mais aussi de faciliter la collecte de l’impôt par son prélèvement à la source et des déclarations de plus en plus pertinentes parce qu’intéressées de chaque contribuable. Bien entendu, cela devrait s’accompagner d’une centralisation des organismes de versement de l’Etat, peut-être d’une obligation d’assurance ou de caution pour chaque entreprise.
 
À creuser.

samedi 3 septembre 2016

CHRONIQUE D’UN ÉCHEC ANNONCÉ

Que voici un article qui va me donner des copains, surtout chez les Républicains, qui ne le sont pas tant dans le Cher (N.D.L.A. : républicains)...
 
Droit dans le mur ?
Les primaires de la droite, auxquelles le MoDem, à gauche à Vierzon, l’U.D.I. et Debout la France ont décidé, jusqu’ici, de ne pas participer, n’ont pas encore eu lieu, donnant une certaine légitimité au vainqueur et à ses amis, que quelques caciques des Républicains départementaux (N.D.L.A. : pas à jour de leurs cotisations si j’en crois mes sources) ont décidé d’investir certains candidats pour les prochaines législatives, traitant les militants de base (et je ne parle même pas des sympathisants, voire même de ceux considérés comme tels –dont je fais partie- par les représentants des partis dits “de gauche”, parfaitement ignorés, pire encore) de supplétifs sans cervelle tout juste attendus pour distribuer des tracts sur les marchés ou dans des boites aux lettres, faire la claque dans des réunions qui ne visent qu’à se compter et convaincre des convaincus et payer une cotisation. Bien entendu, ces potentats disent que Paris a décidé... Comme le siège des Républicains n’entend qu’eux puisqu’il n’écoute qu’eux (si la primaire nationale avait été plus ouverte, il aurait été curieux de voir les scores de chacun...), il pense que les militants pensent comme eux ! Puis, pour satisfaire les desiderata de ce dernier (N.D.L.A : du siège, des instances nationales des Républicains), on nomme une ou deux candidates sur des bastions peu (l’arrondissement de Saint-Amand), voire pas (celui de Vierzon) prenables, histoire de ne pas payer d’amende pour sexisme (en l’état et le plus souvent : pour mysogynie). Mais surtout préservons la forteresse (celle d’Aubigny), avec un parachuté parisien qui se moque de Bourges et du Cher comme de sa première chaussette (cf. article de M. Eric BIRAUD paru dans le Berry Républicain du 31 août 2016, en rubrique “C’est vous qui le dites”, entre autres). Pathétique...
 
La première des conséquences sera la multiplication des candidatures. Debout la France s’est déjà positionné, l’U.D.I. va probablement le faire, le MoDem également, s’il trouve enfin du courage, et des candidatures dissidentes des Républicains, comme le maire de Dun-sur-Auron dans la 3ème circonscription. Et il y en aura d’autres.
 
La seconde des conséquences sera l’échec certain de tous les candidats de droite et du centre, déjà qu’une éventuelle “vague bleue” me parait de plus en plus hypothétique, d’autant que des inimitiés lourdes apparaîtront.
 
Bravo aux barons locaux des Républicains ! Après moi, le Déluge ! Les élections régionales ne vous ont pas suffit ?
 
Existe-t-il une solution ? Pas sûr mais peut-être... Si les Républicains veulent avoir une chance de conserver un siège de député dans le Cher, voire d’en gagner un autre et pourquoi pas les trois, je pense qu’il convient que leur président David DALLOIS prenne enfin le pouvoir et organise des primaires ouvertes pour l’investiture aux prochaines législatives, ouvertes à tous les militants des partis qui adhèreront au projet et à jour de cotisation, bien entendu après les primaires nationales des Républicains. Cette idée devrait permettre de réduire le nombre de candidats mais elle n’est pas certaine de réussir tant les tensions sont profondes. Le manque de cohésion est lamentable.
 
Le pire, c’est que personne ne parle encore des idées et des projets. Pas de quoi réduire le nombre croissant des abstentionnistes et des votes de sanction, gagnés traditionnellement par les partis extrêmes. Bon courage.

samedi 13 août 2016

Jacqueline SAUVAGE : L’HORREUR JUDICAIRE

Encore une décision judiciaire que la plupart de nos concitoyens, pour ne pas dire tous, ne comprend pas. Les faits sont pourtant simples : une femme battue, humiliée, presque réduite en esclavage, mère de quatre enfants tous abusés, dont l’un d’entre eux à mis fin à ses jours la veille du geste meurtrier, plus sûrement expiatoire, de sa mère, a tué son mari, son bourreau. Elle a été jugée, condamnée, jugée de nouveau, condamnée de nouveau, graciée, avec le soutien de plus de 400 000 de mes concitoyens, moi compris, par le Président de la République et un juge, sûrement vexé que le Peuple et son représentant suprême, même si je n’ai pas voté pour lui, aient osé remettre en cause la décision de l’un de ses pairs, a décidé de la maintenir en prison. Pourquoi ? Si j’en crois ce qu’en disent ses avocates qui ont lu le jugement : parce que Jacqueline SAUVAGE n’aurait pas fait acte de contrition (le Tribunal de d’Application des Peines, le même qui remet en liberté des psychopathes et autres terroristes sous prétexte qu’ils se sont amendés, reproche à Jacqueline SAUVAGE “de ne pas assez s’interroger sur son acte”, faisant rentrer la morale, plus certainement un seuil de morale qui, déjà, n’est pas le mien, dans une décision qui ne devrait être régit que par la Loi, non la Morale).
D’accord, elle a tué (son tortionnaire et celui de ses enfants). D’accord elle a tué ce dernier dans le dos. Mais celui-ci était son bourreau et celui de ses enfants depuis toujours, pour elle depuis 47 ans. Une vie.
 
 
Jacqueline SAUVAGE
J’ai toujours pensé que la prison a deux utilités pour le Peuple : punir le coupable d’un délit ou d’un crime et protéger la Nation de toute récidive. Pour ce qui est de la punition, je pense que 47 ans de punition est bien suffisant et sans rapport avec les condamnations des meurtriers routiers, qui déciment nos routes régulièrement, particulièrement les weekends, voire même des criminels passionnels (“Je l’ai tué, Monsieur le Juge, mais je l’aimais”, en oubliant que d’ici 3 à 5 ans il ou elle l’aura oublié), et que je doute qu’à 68 ans elle récidive un jour. Cette décision juridique est incompréhensible et surtout injuste. Pire encore : elle éloigne les représentants de la Justice du Peuple qu’ils sont sensés protéger. Sensés... Déplorable. Minable.

lundi 30 mai 2016

LA CULTURE EST UN CHOIX

C’est rare et ça mérite d’être noté : le maire de Vierzon, Nicolas SANSU, pour une fois, assène une vérité, évitant le mensonge ou le faux-fuyant. “La culture est un choix”. “C’est (aussi) un coût”. Trois millions d’€uros. Dit autrement : 2 045 SMIC mensuels ou un an de travail pour 170 personnes payées au SMIC. Il est évident que la culture est un choix. Un choix que je ne ferais pas si j’étais à sa place. Surtout qu’il est faux par omission. Volontaire.
 
Elu, je connaissais bien le problème : vous achetez des spectacles (Yannick NOAH, SANSEVERINO, la Compagnie Cécilia CHEVASSUS, ...) et vous le revendez (NDLA : ou pas, dans le cas des Estivales du Canal) à des spectateurs. Malheureusement pas au prix réel, déjà parce que, souvent, le prix d’un spectacle est à peine payé la moitié de ce qu’il coûte réellement si vous prenez son prix et que vous le divisez par le nombre de places de la salle de spectacle choisie, sous réserve qu’elle soit complète et que toutes les places soient payées, non offertes ou de droit autocratique pour certains. Mais aussi parce que ce prix ignore les coûts inhérents à son infrastructure : les salaires et cotisations sociales et patronales des permanents et intermittents, les coûts énergétiques, d’entretien et d’amortissement du lieu de réception. Ces derniers, par un jeu d’artifices comptables parfaitement connu et maitrisé par le maire (il n’a pas fait d’études pour rien, tout de même), sont ventilés sur d’autres postes et budgets. Mais il les connait parfaitement.
 
La culture est un choix. Si j’avais été élu, je l’aurais également fait mais pas dans cette proportion. La baisse des dotations d’Etat et un souci d’une meilleure gestion de nos instances publiques ne nous permettent pas de telles dépenses. Si j’avais été élu maire, j’aurais privilégié l’emploi, l’environnement et l’urbanisme, la voirie notamment, au travers de la Communauté de Communes. La culture est un choix mais est-ce une priorité ? Non.

dimanche 29 mai 2016

SEMAINE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE À VIERZON : PLAISANTERIE OU INSULTE ?

Il est des moments où le maire de Vierzon et son équipe, plutôt que de faire peu feraient mieux de ne faire rien.
 

Cette semaine commence “la semaine du développement durable”. Louable idée, d’autant que notre planète se réchauffe, que notre avenir est compromis (je vais éviter d’étayer mes propos puisque les preuves, peu, voire pas contestées, sauf par ceux pour lesquels l’écologie est contraire à leurs intérêts, pullulent sur internet, dans les livres et mêmes les journaux) et que la grande majorité, élus en tête, s’en moque comme de sa première paire de chaussettes. Paix à son âme (NDLA : la première paire de chaussettes...). Nicolas SANSU, maire élu et député nommé par ce P.S. qu’il honnit tant aujourd’hui, a décidé d’y participer. Que l’on soit clair : pas pour ses idées écologistes, aussi nombreuses dans sa tête qu’un soupçon d’intelligence dans la tête d’un casseur, mais pour satisfaire les rares membres et sympathisants d’Europe Ecologie encore existants à Vierzon. Mais la participation de la ville est, pour citer Jean-Marc AYRAULT, “minable”... Sa déléguée, Djamila KAOUES, même pas maire-adjointe, à l’environnement, aux espaces verts et au développement durable tiendra un stand itinérant portant sur le tri et le recyclage des déchets... Par contre, pour une politique plus audacieuse, comme l’isolation des bâtiments municipaux, avec l’objectif de devenir à énergie positive, la gestion de l’éclairage public ou le respect, enfin, de la charte de l’arbre, circulez, y’a rien à voir ! Quelle plaisanterie ! C’est presque de l’insulte !

samedi 28 mai 2016

ANCIEN GIFI : ACTE FINAL ? ENFIN ?

L’acte est présenté à tous. La presse et internet en parlaient depuis quelques temps, il va devenir réalité comme il se doit au cours d’un conseil municipal : la Ville de Vierzon achète l’ancien Gifi et les bâtiments adjacents pour, enfin, réaliser ce qu’il convenait de faire, soit créer une vraie artère reliant la Mairie aux places principales de la ville, désengorger la rue Armand Brunet et réaliser enfin un vrai lieu de vie central. L’opposition de centre-gauche, évidemment, s’en offusque, principalement parce le maire ne lui a pas présenté le projet avant, en commission d’urbanisme, commission que je connais bien pour y avoir participé quand j’étais élu, commission aussi occulte (pas de public, pas de presse) qu’inutile (le Conseil Municipal décide, avec ou sans accord de la commission). Peut-être aussi parce que son leader, Jean ROUSSEAU, maire pendant 18 ans, n’avait rien fait en matière d’urbanisme, à l’exception de quelques trottoirs. Peut-être parce qu’elle n’a pas pu mettre en avant des intérêts particuliers face à ceux du maire mais l’on va me dire mauvaise langue. A voir. Ce qui est certain est que les bâtiments voisins qui resteront debout après les travaux verront leur valeur augmenter par la suite. Cherchez les bénéficiaires... Mais peu importe : cet acte est nécessaire.
 
Merci au BR pour cet emprunt
Il n’empêche que ce que le maire va en faire est également important. J’aimais l’idée d’une place autour de laquelle les voitures tourneront en sens unique. La conservera-t-il pour agrandir la place ? Ou fera-t-il de la nouvelle place un vaste parvis ? A voir. Creusera-t-il un parking souterrain, au risque de paralyser la ville pendant le temps des travaux parce que je ne doute pas que l’on va trouver dessous quelques squelettes, tessons de poterie ou autres vestiges, mais utile au développement futur des commerces et de la vie du centre-ville ? A écouter.
Bien entendu, quels que soient les choix pris, ils seront plus ou moins coûteux. Un partenariat public-privé sera-t-il envisagé, surtout dans le cas d’un parking souterrain ? A voir.
 
Des questions, il y en a et en aura encore mais l’acte est bon. Voire très bon. Enfin.
 
Il en est de même pour le projet du Canal de Berry à vélo, un projet que je défends depuis plus de vingt ans. Enfin. Mais il serait temps que le projet devienne réalité. On a que trop tardé.

mercredi 25 mai 2016

VIOLENCES

Le fond et la forme...
 
Notre pays se déchire pour une loi qui doit révolutionner le droit du travail et qui, pour l’ancien salarié et patron que je suis, n’est qu’un pansement sur une jambe de bois. J’aurais préféré un travail gouvernemental plus audacieux, plus révolutionnaire : la réécriture complète de notre droit du travail, s’inspirant de notre passé, de notre avenir, de l’expérience des autres pays (les fameuses 100 pages du Code du Travail suisse), avec des élus qui savent ce qu’est le travail (ils sont peu nombreux à avoir cherché du travail, travaillé comme salarié dans une entreprise de droit privé ou dirigé une entreprise, a fortiori relevant des TPE-PME), les syndicats ouvriers, les organisations patronales, des philosophes (ça peut servir), des juristes et des médecins. Le Gouvernement a choisi une autre méthode : on consulte les partenaires sociaux à tour de rôle, on étudie quelques ouvrages économiques, on pense (si, si : il faut le croire puisqu’il le dit) et on rédige une loi dont l’unique révolution est qu’un accord d’entreprise pourra primer sur le contrat de travail, l’accord de branche, voire la loi. Le reste a son importance mais, à mon avis, c’est beaucoup plus mineur. Voici le fond.