BLOG D'UN VIERZONNAIS





dimanche 29 mars 2015

GITANE MAÏS

Les articles que je classe dans la série “Un peu de moi” n’ont aucune connotation politique. Ils appartiennent tout simplement à aucune autre catégorie de ce blog ou d’un autre que j’ai pu animer ou anime encore et à aucun projet. Ou tout au moins celui-ci n’est-il pas encore né. C’est juste un besoin de témoigner. D’écrire.
 

Au hasard de mes lectures, j’ai lu, d’un oeil distrait, l’interview d’un neurologue sur son métier. Au cours de l’entretien, le médecin définissait l’intelligence comme étant l’art de combiner les informations, pas toujours en lien direct entre elles. Une satisfaction pour moi : ce n’est pas parce que l’on connait beaucoup de choses que l’on est plus intelligent. Ça me rassure pour l’avenir de la race humaine face aux machines et aux ordinateurs et ça devrait humiliser (je sais, le verbe n’existe pas mais l’idée, si) les suffisants. Encore que j’ai peu d’espoir sur le second projet, tant d’élus politiques, de gauche comme de droite, d’extrême comme du centre, déjà que leurs pitoyables résultats n’y parviennent pas, ne se remettent que peu en question pour conserver leur(s) place(s)...
Un article paru sur le site anarcho-nihiliste-vierzonnais Vierzonitude a joué ce rôle : “Mon père, son usine, sa mobylette”. Une image et des souvenirs en pagaille me sont revenus... L’image de mon grand-père paternel : Camille Mousset.
 
Mes grands parents habitaient un appartement qui avait dû être bourgeois rue de Beaumont, à Bourges. Un logement au premier étage, avec salon-salle à manger, cuisine, débarras et deux chambres. J’ai oublié la salle de bains et les toilettes ? Non. Il n’y en avait pas. La cuisine faisait office de salle de bains, avec sa bassine en plastique dans laquelle ma grand-mère lavait ses petits enfants (mon frère, ma soeur et moi), et les toilettes étaient dans la cour, à partager avec les propriétaires. Ces derniers partageaient également un jardin potager et un garage dans lequel trônait fièrement la voiture du dimanche de mon grand-père : une magnifique Renault 10. Mais le véhicule préféré de mon grand-père était son Solex, qu’il chevauchait matin, midi et soir pour aller, dans l’ordre : à son usine, l’E.T.B.S., à son “second” jardin et au café attenant. Le casque était une option que papy dédaignait, préférant le couvre-chef de l’ouvrier d’alors, le béret, et la Gitane maïs constamment vissée aux lèvres.
 
Même en retraite, mon grand-père a toujours pris soin de son apparence. A part les dimanches où il mettait un costume, il portait toujours une salopette de travail bleue, une chemise à manches longues qu’il retroussait constamment (j’en ai gardé de lui, entre autres, le refus de porter des manches longues) et une cravate. Même pour aller bêcher son jardin. Même en retraite. La seule révolution vestimentaire née de sa mise en retraite a été de troquer le béret pour une casquette. Mais il avait toujours une Gitane maïs aux lèvres...
 
Enfant, je me souviens qu’il rentrait toujours pour dîner avec quelques légumes de son second jardin selon la saison. Notre grand-mère nous y emmenait parfois, surtout pour les beaux jours. Ce dernier était attenant à l’ancienne guinguette de mon arrière-grand-père Célestin, revenu de la Grande Guerre avec une jambe de bois, mettant fin à son emploi de journalier, et de son épouse Célestine, fille d’agriculteurs. Elle existe toujours, avec le même nom. Sauf que c’est devenu un restaurant : la Courcillière, rue de Babylone, à l’entrée des marais. Pour ma grand-mère, emmener ses trois petits enfants dans ce lieu de perdition tenait de l’exploit. Il lui fallait traverser la rue de la Soif, la rue Edouard Vaillant, sans que nous regardions sur les côtés, de peur de tomber sur des petites bottines et que nous posions des questions sur ces femmes habillées légèrement, même en hiver. Il lui fallait passer devant la Courcillière sans que nous voulions y entrer dedans pour boire une grenadine ou assister aux libations quotidiennes de certains habitués, peut-être de notre grand-père. Il lui fallait se livrer à des activités de cueillette potagère tout en surveillant les trois marmots, soumis au risque d’une noyade si nous tombions à l’eau et d’une blessure si nous touchions le moindre outil. Puis nous éviter, surtout aux garçons, l’attrait de ce monde viril du café, avec ses alcools, plus souvent son “p’tit blanc sec”, et son tabac, omniprésent. Avec mon grand-père dans son jardin, puis à son bistrot. Avec toujours une Gitane maïs aux lèvres...
 
Ce temps là est aujourd’hui révolu. La rue de la Soif tend à effacer son passé ouvrier pour un présent de bo-bo, sa réputation de petite vertu pour l’univers des épiceries fines. Le Solex est devenu un objet de collection, le béret un objet de nationalisme rugbystique, la Gitane maïs un objet de mort. Mais j’aimerai toujours mon grand-père, le Solex, Jean Gabin, la salopette, les chemises à manches courtes, Lino Ventura, les films policiers en noir et blanc, Lulu la nantaise. Et la Gitane maïs...

mardi 24 mars 2015

MERCI

Merci aux 366 électeurs qui ont voté pour les candidats du MoVie sur les cantons 1 et 2 de Vierzon.
Merci aux 11 232 électeurs qui se sont déplacés pour voter.
Merci aux 412 d’entre eux qui ont voté “blanc”, refusant de choisir parmi les cinq binômes qui leur ont été proposés mais refusant également de s’engager pour proposer d’autres idées, d’autres acteurs.
Merci aux 11 729 abstentionnistes qui, par paresse, par choix, par oubli d’une casserole sur le gaz, par excuse d’un repas familial à l’autre bout de la France, par simple oubli, par révolte contre la démocratie, par nostalgie pour la royauté, par... (liste non exhaustive) nous donnent à choisir, pour le prochain tour, entre leurs choix du premier tour ou entre les deux listes les plus éloignées, par idéologie, du concept même de démocratie. Qu’ils n’aient jamais à le regretter...
 
Les candidats du MoVie, fidèles à leurs convictions de liberté, ne se considérant en aucune façon “propriétaires” des voix de leurs électeurs, ne donnent aucune consigne de vote, certains que ces derniers choisiront ce qui leur semble le plus juste.
 
Bonne chance à ceux qui seront élus dimanche soir : la tâche ne fera que commencer...

jeudi 19 mars 2015

DEPARTEMENTALES 2015 : NOTRE PROGRAMME POUR LES TRANSPORTS PUBLICS

1) Arrêt des bus jaunes du 18, désespérément vides, et retour aux bus scolaires normaux.
But : réaliser des économies.
Financement : aucun.
 
2) Etude d’un nouveau réseau structuré et cohérent de transport public départemental, avec la recherche de 2 à 6 allers-retours quotidiens (véhicules non polluants).
But : permettre à chaque administré de se déplacer en utilisant des moyens de transport collectif.
Financement : part de la collecte fiscale départementale et participation des communes au travers des taxes communales de T.T.U.
 
FINANCES ET IMPÔTS.
 
A court terme, l’objectif est le maintien, pour les deux premières années, des taux d’imposition départementaux, puis de les baisser, même symboliquement.
A moyen terme, l’objectif est de placer le département du Cher dans la moyenne des départements en terme d’imposition.

mercredi 18 mars 2015

DEPARTEMENTALES 2015 : NOTRE PROGRAMME POUR LE TOURISME

1) Développement d’une piste cyclable suivant le canal de Berry, de Tours au pont du Guétin, reliant le parcours de la “Loire à vélo”.
Buts : développement d’un tourisme de proximité, développement d’un tourisme écologique.
Financement : part de la collecte fiscale départementale.
 
2) Développement de pistes cyclables suivant les voies ferrées désaffectées.
Buts : développement d’un tourisme de proximité, développement d’un tourisme écologique.
Financement : part de la collecte fiscale départementale.
 
3) Aide au développement de structures hôtelières ou/et de restauration de proximité sous formes de subventions, avec contrat d’engagement et de dédommagement en cas de non respect des règles de droit et caution hypothécaire.
Buts : maintien et développement du nombre d’entreprises, maintien et développement de l’emploi, maintien et développement du nombre d’habitants, maintien du lien social, maintien du commerce de proximité, maintien de la vie.
Financement : part de la collecte fiscale départementale, allègements de charges départementales et exonérations de taxes départementales.
 
4) Promotion de nuitées et week-end en Berry, en particulier sur le Cher, sur Paris et sa région.
But : développement du tourisme de proximité.
Financement : part de la collecte fiscale départementale.
 
FINANCES ET IMPÔTS.
 
A court terme, l’objectif est le maintien, pour les deux premières années, des taux d’imposition départementaux, puis de les baisser, même symboliquement.
A moyen terme, l’objectif est de placer le département du Cher dans la moyenne des départements en terme d’imposition.

DEPARTEMENTALES 2015 : NOTRE PROGRAMME POUR LES SPORTS

1) Accueil de tous les niveaux (classes de débutants, de poussins, de benjamins, de minimes, …) sous réserves d’avoir de la demande et un club régulièrement constitué.
But : permettre le développement des pratiques sportives et de leurs valeurs par l’aide matérielle.
Financement : part de la collecte fiscale départementale.
 
2) Démonstrations dans des classes primaires et de collège.
Buts : faire la promotion du sport, de ses valeurs, permettre la découverte des pratiques, motiver les enfants et les adolescents à faire du sport, lutter contre les méfaits du manque d’activité.
Financement : part de la collecte fiscale départementale.
 
3) Accueil des séniors (même droits à l’utilisation des structures et à l’encadrement).
Buts : faire la promotion du sport, de ses valeurs, permettre la découverte des pratiques, motiver les séniors à faire du sport, lutter contre les méfaits du manque d’activité.
Financement : part de la collecte fiscale départementale.
 
FINANCES ET IMPÔTS.
 
A court terme, l’objectif est le maintien, pour les deux premières années, des taux d’imposition départementaux, puis de les baisser, même symboliquement.
A moyen terme, l’objectif est de placer le département du Cher dans la moyenne des départements en terme d’imposition.

mardi 17 mars 2015

DEPARTEMENTALES 2015 : NOTRE PROGRAMME POUR LA CULTURE

1) Accueil de tous les niveaux, des jeunes aux séniors, des débutants aux confirmés sous réserves d’avoir de la demande et une association régulièrement constituée.
But : permettre le développement des pratiques culturelles et de leurs valeurs par l’aide matérielle.
Financement : part de la collecte fiscale départementale.
 
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2) Démonstrations dans des classes primaires et de collège.
Buts : faire la promotion de la culture, de ses valeurs, permettre la découverte des pratiques, motiver les enfants et les adolescents à exercer une passion.
Financement : part de la collecte fiscale départementale.
 
3) Accueil des séniors (même droits à l’utilisation des structures et à l’encadrement).
Buts : faire la promotion de la culture et de toutes ses formes, de ses valeurs, permettre la découverte des pratiques, motiver les séniors à participer, lutter contre les méfaits de la passivité.
Financement : part de la collecte fiscale départementale.
 
FINANCES ET IMPÔTS.
 
A court terme, l’objectif est le maintien, pour les deux premières années, des taux d’imposition départementaux, puis de les baisser, même symboliquement.
A moyen terme, l’objectif est de placer le département du Cher dans la moyenne des départements en terme d’imposition.

DEPARTEMENTALES 2015 : NOTRE PROGRAMME D'ACTION SOCIALE

1) Maintien des Centres d’Information et d’Orientation.
Buts : permettre à tout collégien mais aussi à tout lycéen, voire adulte, à s’orienter, aux premiers à ne pas quitter le cursus scolaire sans formation, sans diplôme.
Financement : part de la collecte fiscale départementale.
 
2) Mise en place d’un service dynamique de conseillers à l’emploi, en partenariat avec Pôle Emploi, les Missions Locales et les agences de travail temporaire afin de favoriser le retour à l’emploi.
Nota : assistants sociaux, formateurs, commerciaux, …
But : permettre l’entrée ou le retour à l’emploi des bénéficiaires du R.S.A.
Financement : part de la collecte fiscale départementale.
 
3) Bilans de compétence, formations au retour à la vie sociale et active (respect de soi, respect des autres, formations techniques, …), accompagnement vers l’emploi (C.V., présentation, ciblage des offres, job coaching, …).
But : permettre l’entrée ou le retour à l’emploi des bénéficiaires du R.S.A.
Financement : part de la collecte fiscale départementale.
 
4) Rationalisation et optimisation du R.S.A.
But : permettre l’entrée ou le retour à l’emploi des bénéficiaires du R.S.A.
Financement : part de la collecte fiscale départementale.
 
FINANCES ET IMPÔTS.
 
A court terme, l’objectif est le maintien, pour les deux premières années, des taux d’imposition départementaux, puis de les baisser, même symboliquement.
A moyen terme, l’objectif est de placer le département du Cher dans la moyenne des départements en terme d’imposition.